Quand on arrive pour quelques jours dans cette ville d’énergie, de brume et de vent, ouverte sur sa baie et sa baie sur le Pacifique, c’est lui que d’abord on va saluer. L’élégance de Bay Bridge et la suite des piers et pontons qui sont ici un fragment de notre histoire commune.
Et puis, sur le ponton, ces fleurs fanées, la photographie (1) du visage. Il y a le nom aussi. On ne cherche pas tout de suite sur Internet. On va au bout du ponton, on revient, on s’arrête. C’est la date qui nous (…)
chronique photos et journal, par François Bon
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2015.07.11 | tout ça pour moi tout seul
11 juillet 2015, par François BonCe matin j’étais tout seul, de 10h15 à 13h30, dans la grande salle de la bibliothèque John Hay, avec ce carnet de Lovecraft qui me semble n’avoir pas été pris au sérieux dans ses incidences sur l’écriture, Remembrancer. Tout seul non : face à moi, à 2 tables, et se relayant toutes les heures, la personne de la bibliothèque chargée de surveiller les chercheurs à qui on a mis à disposition des archives. Au point que vers midi moins dix, allant pisser et lui ayant signifié (non mais, s’il (…)
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2015.07.10 | rapide vision des choses
10 juillet 2015, par François BonTout avait commencé le 26 avril 2010, lors d’une halte de quelques heures en voiture à Providence, à cause de Lovecraft, et découvrir combien il était peu honoré dans sa ville, et combien ce que j’apprenais de lui en quelques heures ne correspondait pas aux souvenirs assez gris de la lecture adolescente, parce que je n’avais pas eu accès à la langue, tandis que pour Edgar Poe oui. La photo ci-dessus pour preuve, en cinq ans une ville ça ne change pas tellement. La phrase de Balzac dans Louis (…)
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2015.07.06 | que sont devenues les tablettes
6 juillet 2015, par François BonFacile pour moi ici de m’en souvenir, c’est lors de cette invitation à l’université de Rhode Island, hébergés à Narragansett, fin avril 2010, venu en voiture de Québec, les murs de Boston étaient recouverts de publicités pour l’iPad, et Jean-Philippe Toussaint, qui arrivait de San Francisco, venait d’en acheter une.
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2015.07.03 | comment arriver à Providence en 1’30
3 juillet 2015, par François BonLe plus beau texte que je connaisse sur ce temps suspendu de l’avion, c’est Jean Echenoz qui l’a écrit, ne me souviens plus si c’est dans Un an ou bien Je m’en vais. Passer sur la grève claironnée des contrôleurs aériens et l’incertitude qui en découle : tout était normal, et il a fallu arriver ici pour apprendre que c’était un genre de chantage, suspension à la dernière minute. Les deux valises qui n’ont pas suivi dans le changement Newark, mais finalement déposées ici sur le perron, en (…)
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