vers un écrire/film #03 | écrit dans l’air (Jacques Dupin)

Tiers Livre, un atelier d’écriture hebdo et permanent


 

accéder à l’espace abonné pour
synthèse, commentaires & liens complémentaires
télécharger les documents d’appui
créer votre compte auteur sur la plateforme de publication
recevoir la lettre d’info & participer aux échanges Zoom en direct — rappel aussi que l’abonnement niveau 3 (ateliers) donne l’accès à l’ensemble des cycles précédents et leurs documents d’appui ou autres ressources

 retour sommaire général « vers un écrire/film
 retour sommaire général de l’atelier hebdo & permanent

vers un écrire/film #03 | écrit dans l’air (Jacques Dupin)


Cette vidéo propose :

 de nouveau, on accompagne une durée : c’était 1 heure dans la proposition #01, c’était 1 minute dans la proposition #02, là il va s’agir d’une journée...

 à votre choix (pas facile, à moins de choisir les 2 et voir la différence) : remémoration d’une journée encore en amont du tri mémoriel (votre journée d’hier, oui, d’avant-hier ce sera déjà limite, au-delà non), ou bien se préparer à l’exercice et vous le réserver pour une journée à venir (demain sera bien) ;

Et donc une juxtaposition de deux surfaces, deux plans, deux strates :

 dans le déroulé d’une journée, isoler ces quelques éléments visuels détachables (j’utilise métaphore de la décalcomanie), qui pourraient être une brève image arrêtée d’un film, un fragment de plan, travelling, zoom, ralenti très bref mais dont le cinéma nous a habitués à implicitement savoir qu’il s’agit du vocabulaire même de l’art filmique : le récit par l’image ;

 que ce soit remémoration, ou attention portée à ces éléments dans le cours d’une journée à venir (la disponibilité mentale donc que cela va supposer), les noter un par un, tout brièvement, juste comme énumération : repères descriptifs...

 mais dès lors, tout de suite, la phase 2 : chacun de ces éléments (et ne pas hésiter, pour reconstruire la journée remémorée ou accompagnée, à monter à 8 ou 10...) va être reconstruit comme paragraphe entier, donc passer de l’énumération descriptive à une suite de paragraphes développés mais autonomes...

 chaque paragraphe alors comme une image, fixe, mobile, ou fixe mais intégrant un élément mobile discret, devenant aventure visuelle en tant que tel, l’équivalent langagier de ce qu’aurait proposé, en une fraction de seconde ou un arrangement de quelques secondes, le récit images du film...

 c’est dans cette étape que l’art de Jacques Dupin va devenir notre guide et appui... justement un enjeu de ce cycle en ce que la peinture (on a même son portrait par Francis Bacon, et c’est un livre massif, Par quelque biais vers quelque bord, qui rassemble les écrits de Dupin sur les peintres (je vous propose dans les extraits ses pages sur Nicolas de Staël, Bram van Velde, Henri Michaux), comme un autre livre massif, M’introduire dans ton histoire, rassemble ses textes sur d’autres écrivains (voir l’extrait concernant Claude Royer-Journoud), le film est absent...

 et, dans l’art d’écrire de Jacques Dupin (voir dans les extraits, cette fois pris à L’échancré, la séquence « Fragmes » directement sur le verbe écrire), cette façon de retenir la ponctuation à l’extrême, voir de n’utiliser, dans ses paragraphes-proses, que le seul point... la netteté, la découpe, la construction interne à quoi cela contraint le paragraphe, sa violente force langagière ou son évidence visuelle, voilà l’expérience que je vous propose...

 abonnés #Patreon : les extraits de Jacques Dupin, lisez aussi l’étonnant L’ongle du serpent...

Bonnes écritures, donc !

 


responsable publication françois bon © Tiers Livre Éditeur, cf mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 22 janvier 2022
merci aux 211 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page