Brigitte Célérier | Dix faux tankas pour dix bidules

#vasescommunicants : des objets qu’on garde devant les livres


Il y a quatre ans (le 4 septembre 2009 !), un de mes premiers « vases communicants » avait été avec Brigitte Célérier. Impressionnante mesure des liens retransmis, échanges et billets. Ce que j’aime dans son site, ce sont ces promenades dans le quartier ou la ville, avec l’appareil-photo qui traîne sur l’environnement le plus immédiat, qui devient alors étonnement, miroir. Autour de chez moi je n’ai pas ça. Alors, travaillant à cette « histoire de mes livres » tels que sortis de ma bibliothèque, eus envie de faire une balade sur mes étagères pareil qu’elle nous propose ses balades dans la ville. Et puis Internet nous soûle de ses « dix recommandations pour... », les « dix conseils qui... », alors nous avons décidé d’échanger chacun dix de ces « bidules » qui sont de notre indispensable et plus proche quotidien... Et merci à « Brigetoun » d’accueillir mes étagères comme elle me confie ces marques de valeur, souvenir, voire recueillement ou simple beauté...

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Et bien sûr Brigitte Célérier aussi sur votre chemin pour au rendez-vous des vases avec l’ensemble des échanges.

- nota : nouvelle adresse pour le bog le rendez-vous des vases.

 

Brigitte Célérier | Dix faux tankas pour dix bidules


 

Puisque n’aimons pas les listes, surtout les obligatoires, ces trucs trop bien nommés chaînes,

résolument, avons décidé d’en échanger,

d’évoquer en photos, en mots si désirons, dix, (ou moins, ou plus), objets familiers, traces de vie....

Pour moi, un peu au hasard, un peu toujours les mêmes, car j’ai beaucoup semé en ma vie derrière moi, ne gardant que des brimborions surprenants, d’autres beaux, pour les charger malgré eux de petites joies ou peines.

BC

 

Chignon raffiné
un équilibre serein
noire pour condenser
Héritage retransmis
l’aimer même de série

 

D’ivoire jauni
naïve et raffinée
avant la danse
Mon enfance chez mamie
gagner droit de l’essuyer

 

Bondissant ouvert
à côté de l’ivoire
danse du faune
Cadeau – me souviens du choix
tout ce que pouvais donner

 

Tore d’or terni
seul ni trop haut ni trop bas
sur le mur fixé
Penchée devant le miroir
grimacer, je suis cela

 

Couleurs baveuses
tracé indistinct, copie
rêvée d’un ailleurs.
Trace d’un temps miséreux
M’occupais sans y croire.

 

La douceur d’un bois
une copie appliquée
simple et si gauche
Si anciens les longs efforts
entre plaisir et rage

 

Bouts d’étoffe au sol
un croquis pour un long choix...
improvisation
A. parle, et sous ses mots,
l’activité de ses mains

 

Au fond d’un tiroir
tapi – traces de rouille
traces de l’oubli
Avec lui meurt le reste
d’un amour presque rêvé

 

Matité bise
fine, gauche, décentrée,
la danse ailée.
Oiseaux aimés car offerts
au temps de notre douleur.

 

Lumière et ombre
danse des feuilles sur toi
sourire attentif.
Notre chère tendresse
te regarder, te rapter.

 

En rester là


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1ère mise en ligne et dernière modification le 2 mai 2014
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