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	<title>le tiers livre, web &amp; litt&#233;rature</title>
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	<description>web &amp; litt&#233;rature, &#233;dition num&#233;rique, ateliers d'&#233;criture &amp; vid&#233;o-journal</description>
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		<title>Jean-Claude Lebrun | le roman par contrainte</title>
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		<dc:subject>roman (th&#233;orie du)</dc:subject>
		<dc:subject>sur la ville</dc:subject>
		<dc:subject>L'Incendie du Hilton</dc:subject>
		<dc:subject>Lebrun, Jean-Claude </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#034;L'incendie du Hilton&#034; chroniqu&#233; dans l'Humanit&#233;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique49" rel="directory"&gt;2008 | L'incendie du Hilton&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tierslivre.net/spip/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;roman (th&#233;orie du)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tierslivre.net/spip/spip.php?mot26" rel="tag"&gt;sur la ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tierslivre.net/spip/spip.php?mot307" rel="tag"&gt;L'Incendie du Hilton&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tierslivre.net/spip/spip.php?mot355" rel="tag"&gt;Lebrun, Jean-Claude &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton1875.jpg?1352732830' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
C'est depuis des ann&#233;es que Jean-Claude Lebrun construit cet univers r&#233;flexif de notre travail narratif, le &lt;i&gt;nous&lt;/i&gt; n'&#233;tant pas d&#233;termin&#233; ni cl&#244;t, mais constitu&#233; quand une id&#233;e que la litt&#233;rature n'est pas ind&#233;pendante de notre relation au monde.
&lt;p&gt;Le site de &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt;, qui accueille ces chroniques chaque jeudi (lire aussi les interventions de &lt;a href=&#034;http://www.humanite.fr/+-La-chronique-de-Francois-Taillandier-+&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fran&#231;ois Taillandier&lt;/a&gt;) est d'ailleurs un des meilleurs en ergononomie et acc&#232;s aux archives, c'est ici &lt;a href=&#034;http://www.humanite.fr/+-La-chronique-de-Jean-Claude-Lebrun-+&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chroniques de Jean-Claude Lebren&lt;/a&gt; (ou &lt;a href=&#034;http://www.humanite.fr/backend.html?id_mot=27&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;flux rss&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ci-dessous ce retour que je d&#233;couvre, ce matin, sur mon &lt;i&gt;Incendie au Hilton&lt;/i&gt;. Et rappel, merci sp&#233;cial pour la r&#233;ception aux amis blogueurs, voir : &lt;a href='https://tierslivre.net/spip/spip.php?article1861' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Ils gagnent leur chambre au Hilton&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Jean-Claude Lebrun | Le roman par contrainte&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Soit un &#233;crivain fran&#231;ais invit&#233; au Canada pou un salon du livre, en octobre 2008. Soit le m&#234;me &#233;crivain d&#233;couvrant que la manifestation a lieu dans les sous-sols de l'h&#244;tel o&#249; il va r&#233;sider, en mani&#232;re d'unit&#233; de lieu oblig&#233;e. Soit le d&#233;clenchement de l'alarme incendie une nuit &#224; 1 h 50. Soit la fin de l'alerte et le retour dan la chambre &#224; 5 h 50. Soit, enfin, commenc&#233; dix semaines plus tard, le r&#233;cit de ces quatre heures con&#231;u pour &#234;tre lu dans la m&#234;me dur&#233;e (&#171; quatre heures v&#233;cues, quatre heures &#224; lire &#187;)&#8230; Le nouveau roman de Fran&#231;ois Bon s'est &#233;crit sous le signe de la contrainte productive : lieu unique dans une ville qu'il s'applique &#224; ne jamais citer, temps limit&#233;, action minimale. La r&#233;flexion sur la m&#233;canique litt&#233;raire, qui n'a cess&#233; d'accompagner les d&#233;veloppements divers de l'oeuvre, prend ici elle-m&#234;me forme romanesque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une longue citation de Baudelaire, plac&#233;e en &#233;pigraphe, propose l'image de ce qui va se jouer dans la tour du Hilton et dans l'imaginaire de l'auteur. Un mouvement entre le haut et le bas, une sensation de catastrophe latente et des visions de ruine &#224; profusion. La repr&#233;sentation de la ville comme dent cari&#233;e, d&#233;j&#224; pr&#233;sente dans &lt;i&gt;D&#233;cor ciment&lt;/i&gt; en 1988, op&#232;re son retour dans le texte. Si ce roman ne ressemble &#224; aucun des pr&#233;c&#233;dents livres de Fran&#231;ois Bon, il ne fait en revanche pas de doute qu'il les prolonge et les d&#233;place vers leur propre terreau th&#233;orique. Il y a donc &#224; l'origine, ce transport d'&#233;crivains, &#233;diteurs et attach&#233;s de presse vers le Canada Un rituel du milieu auquel l'auteur se pr&#234;te rarement. Puis cet incendie, dont il ne verra strictement rien. Inutile d'en attendre de lui des images. Il s'embarquera seulement dans ce r&#233;cit pour faire tenir ensemble une poussi&#232;re flottante de petits &#233;v&#233;nements, d'impressions, de r&#233;miniscence de lectures et de vues sur une pratique possible de l'&#233;criture. C'est aussi ce qui fait le prix de ce texte litt&#233;ralement hors normes. Avec huit cents autres personnes, l'auteur a d&#251; &#233;vacuer l'h&#244;tel. En fait descendre quinze &#233;tage et apercevoir au dehors les gyrophares des secours, avant de se retrouver dans une patinoire proche, puis au bar voisin de la gare centrale. Une mani&#232;re de parcours statique dans un espace clos, avec &#233;pisodiquement aupr&#232;s de lui une figure de vieil &#233;crivain, venu l&#224; en invit&#233; d'honneur, qui d&#233;livre ses sentences sur l'&#233;poque (&#171; temps de menaces &#187;). Personnage sans doute r&#233;el, mais ici &#233;lev&#233; &#224; une hauteur proph&#233;tique qui de tr&#232;s loin le d&#233;passe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car le roman, pour Fran&#231;ois Bon, n'en est plus &#224; trouve sa l&#233;gitimit&#233; dans une rencontre arbitraire de destins Les quatre heures du r&#233;cit n'ambitionnent pas de cr&#233;er quelque illusion de r&#233;alit&#233;. M&#234;me si le r&#233;el se fait contin&#251;ment sentir. Parce que la distinction entre le dehors et l'int&#233;rieur se trouve abolie. Du pied du Hilton, construction r&#233;p&#233;t&#233;e &#224; l'identique dans toute les m&#233;tropoles au monde, la ville moderne, invisible se donne &#224; imaginer. La vision s'&#233;toffe alors des &#233;cho de lectures et &#171; d'autres reflets plus loin &#187;, mai &#233;galement de sc&#232;nes v&#233;cues du quotidien. Puisque aussi bien, semblablement &#224; Tolsto&#239; dans &lt;i&gt;la Guerre et la Paix&lt;/i&gt;, le texte s'attaque au d&#233;fi de la simultan&#233;it&#233; : inventer un espace dans lequel vient confluer la totalit&#233; de ce qui a travers&#233; le corps et l'esprit durant ces quatre heures. Souvenirs r&#233;cents du vol vers le Canada et de la curieuse plong&#233;e sous l'h&#244;tel dans les trav&#233;e du salon. La litt&#233;rature dans la posture de la taupe Mais encore, retours d'images d'une s&#233;ance de r&#233;cup&#233;ration de points du permis de conduire, &#224; Dreux, de t&#234;te de gondoles pr&#233;sentant le livre dans un hypermarch&#233; Ou bien restitutions de rencontres, montage de conversations. Et visions venues d'un voyage ult&#233;rieur un retour sur les lieux quelques semaines plus tard Pour, en m&#234;me temps, v&#233;rifier le souvenir et envisage la possibilit&#233; d'une autre ville. On peut en effet conjecturer que la citation initiale de Baudelaire renvoyait, par ricochet, au vers c&#233;l&#232;bre &#171; la forme d'une ville&#8230; &#187; dans son po&#232;me &lt;i&gt;le Cygne&lt;/i&gt;. Le roman se construit dans ce r&#233;seau serr&#233; &#224; l'extr&#234;me, v&#233;ritable tissu textuel tendu sur le r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#169; Jean-Claude Lebrun | L'Humanit&#233;, &lt;a href=&#034;http://www.humanite.fr/2009-09-10_Cultures_Le-roman-par-contrainte&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;10 septembre 2009&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;script type=&#034;text/javascript&#034; src=&#034;http://www.bibliosurf.com/spip.php?page=widgetbis&amp;ean=9782226193902&#034;&gt; &lt;/script&gt;&lt;/div&gt;
		
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