<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://tierslivre.net/spip/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>le tiers livre, web &amp; litt&#233;rature</title>
	<link>https://www.tierslivre.net/spip-443/</link>
	<description>web &amp; litt&#233;rature, &#233;dition num&#233;rique, ateliers d'&#233;criture &amp; vid&#233;o-journal</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://tierslivre.net/spip/spip.php?id_mot=1057&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />




<item xml:lang="fr">
		<title>96 | Zurich aller-retour</title>
		<link>https://tierslivre.net/spip/spip.php?article5054</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tierslivre.net/spip/spip.php?article5054</guid>
		<dc:date>2022-01-10T08:58:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Simon, Claude </dc:subject>
		<dc:subject>D&#228;llenbach, Lucien</dc:subject>
		<dc:subject>Zurich (Suisse)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;tags : Suisse, Zurich, 1986, Claude Simon, Lucien D&#228;llenbach&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique207" rel="directory"&gt;en cours | bars, bistrots restos &#8212; une autobiographie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://tierslivre.net/spip/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Simon, Claude &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tierslivre.net/spip/spip.php?mot1056" rel="tag"&gt;D&#228;llenbach, Lucien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tierslivre.net/spip/spip.php?mot1057" rel="tag"&gt;Zurich (Suisse)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Ce texte est un fragment d'un travail en cours, amorc&#233; le 20 d&#233;cembre 2020 et devenu assez massif, mais non destin&#233; &#224; publication hors site (pour l'instant).
&lt;p&gt;Le principe est d'aller par une phrase par lieu pr&#233;cis de rem&#233;moration, et d'&#233;tablir la dominante sur la description m&#234;me, si lacunaire qu'elle soit, du lieu &#8212; donc public, puisque bar, bistrot, resto &#8212; de la rem&#233;moration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;daction ni la publication ne sont chronologiques, restent principalement textuelles, et la proposition de lecture s'appuie principalement sur la navigation par mots-cl&#233;s depuis la page des &lt;a href='https://tierslivre.net/spip/spip.php?article5044' class=&#034;spip_in&#034;&gt;index lieux, noms, dates&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point r&#233;gulier sur l'avanc&#233;e de ce chantier dans le journal #Patreon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;96 | Z&#252;rich aller-retour&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Par exemple ce dont je suis s&#251;r c'est de n'&#234;tre all&#233; qu'une seule fois &#224; Zurich, en avion de toute fa&#231;on c'est un saut de puce, et il n'y a pas comme &#224; Gen&#232;ve ces sas et couloirs comme si une br&#232;ve visite en Suisse &#233;tait un geste aussi transgressif qu'autrefois Berlin Est mais ce qui est s&#251;r c'&#233;tait longtemps avant l'av&#232;nement du t&#233;l&#233;phone portable, ces premiers gros t&#233;l&#233;phones type &#171; frigidaires &#187; et si je me suis &#233;quip&#233; (attention, il n'y avait ni appareil-photo inclus et d'Internet encore moins : c'&#233;tait juste un t&#233;l&#233;phone qu'on pouvait emporter avec soi) en 1997, ce qui fait quand m&#234;me pas loin d'un quart de si&#232;cle de factures mensuelles, je n'en avais pas &#8211;- comme le d&#233;part c'&#233;tait Paris je dirais que c'est la p&#233;riode o&#249;, aux &#233;ditions de Minuit, mes premiers livres m'avaient plac&#233; dans la petite niche auteurs qui parlent de la ville et donc &#231;a devait &#234;tre &#231;a la th&#233;matique de l'intervention, mon invitant je connaissais ses livres parce qu'il &#233;crivait sur Claude Simon, s'&#233;tait m&#234;me achet&#233; une maison dans le village pr&#232;s de Perpignan o&#249; Claude Simon avait encore et toujours cette maison forte si souvent d&#233;crite dans ses livres (mais je crois qu'apr&#232;s le prix Nobel on ne lui rendrait pas monnaie de sa pi&#232;ce, &#224; l'universitaire qui en avait fait lui sa petite niche et les relations entre les deux hommes s'&#233;taient distendues) mais on avait aussi correspondu sur un court mais brillant essai qu'il avait &#233;crit sur Balzac ce n'&#233;tait pas si bien vu ces ann&#233;es-l&#224; toute en religion Flaubert ou Mallarm&#233; en tout cas il enseignait non pas &#224; l'universit&#233; mais dans une de ces grandes &#233;coles technologiques, c'&#233;tait comme si souvent toutes ces ann&#233;es arriver en fin de matin&#233;e ou d&#233;but d'apr&#232;s-midi, intervention l'apr&#232;s-midi ou le soir, d&#238;ner plus h&#244;tel et retour le lendemain et pourquoi pas, donc tu sors de l'a&#233;roport par ces portes toujours pareilles o&#249; tu en as fini des douanes et du passeport, derri&#232;re une barri&#232;re sont des chauffeurs de taxi ou d'entreprises portant petits panneaux (maintenant tablettes) avec le nom de la personne qu'ils attendent, en g&#233;n&#233;ral c'est l&#224; que la silhouette inconnue se d&#233;tache, toi on reconna&#238;t ta tronche et ce n'est pas plus difficile que &#231;a, combien de fois vingt fois cinquante fois mais non personne, alors tu attends, tu te rends sur le trottoir devant les portes vitr&#233;es avec le ballet des bus et voitures, en ces ann&#233;es-l&#224; tu aurais fait comment : un num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone oui alors tu avais chang&#233; de l'argent, tent&#233; d'appeler mais rien, et recommenc&#233; &#224; attendre et trois quarts d'heure, et une heure, et toi tu te demandes si tout simplement tu ne t'es pas tromp&#233; de jour, se rendre sur place en taxi ou autre mais qu'est-ce que tu ferais une fois l&#224;-bas et de quoi on &#233;tait convenu (je disais plut&#244;t convenu avec avoir c'est J&#233;r&#244;me Lindon qui me reprenait avec morgue) et tout &#231;a donc ce n'est rien mais alors rien sinon que c'&#233;tait mon r&#234;ve r&#233;current le plus p&#233;nible, le r&#234;ve r&#233;current depuis les ann&#233;es d'usine &#8211;- tu arrives &#224; Moscou ou peut-&#234;tre pas Moscou mais toute autre ville comme l&#224; o&#249; on d&#233;barquait et &#231;a avait &#233;t&#233; Munich autant que Prague ou G&#246;teborg mais m&#234;me Bordeaux on y allait en avion, et puis tu es l&#224; &#224; l'a&#233;roport mais tu n'as rien &#224; faire et l'angoisse monte, ou bien tes papiers ne conviennent pas et l'angoisse monte, ou bien tout simplement il te faudra retourner mais tu n'as ni argent ni billet et l'angoisse monte, ce genre de r&#234;ve dont jamais m&#234;me &#224; plusieurs d&#233;cennies tu n'arriverais &#224; te d&#233;barrasser et l&#224;, tout d'un coup mais &#224; l'improviste &#231;a y &#233;tait, le r&#234;ve avait le dessus : tu &#233;tais dans une ville que tu ne connaissais pas, lest&#233; juste d'un nom, la personne qui devait te prendre, et dans une langue qui n'&#233;tait pas la tienne m&#234;me si je me suis toujours d&#233;brouill&#233; &#224; peu pr&#232;s en allemand, e quoi faire repartir mais comment le billet d'avion &#233;tait pour le lendemain, qui appeler ou &#224; qui demander comment et o&#249; obtenir de l'aide, ce n'&#233;tait pas le fait d'&#234;tre l&#224; (dans mon souvenir il fait beau, le ciel est bleu, la riche Suisse rutile ou ressemble &#224; un r&#234;ve de Suisse tant chaque a&#233;roport est l'image de ce qui vous attend) que d'avoir &#233;t&#233; soudain pouss&#233; du dos dans ton r&#234;ve et c'est un r&#234;ve sans &#233;chappatoire, un r&#234;ve qu'on quitte seulement &#224; condition du r&#233;veil et l'angoisse alors on la porte toute la journ&#233;e, quel jour quelle ann&#233;e m&#234;me du temps ensuite des ordinateurs je n'ai plus de trace disons avant 2005 je me souviens de ces calepins qu'on se procurait une fois l'an -&#8211; version scolaire de septembre &#224; septembre &#8211;- mais je n'ai rien gard&#233; de &#231;a, finalement une voiture s'est gar&#233;e dans une embard&#233;e, Lucien D&#228;llenbach m'a fait de grands signes de loin et s'est excus&#233; de cet emp&#234;chement en travers de sa route, mais de si on est all&#233; le soir au resto apr&#232;s ma lecture ou ma conf et &#224; quoi ressemblait l'h&#244;tel et comment je suis revenu &#224; l'a&#233;roport le lendemain &#231;a aucune trace : il y a un lac &#224; Zurich, je nous revois en voiture tournant &#224; un feu &#224; gauche et mon h&#244;te me montrant le lac : le lac de Zurich m'avait-il dit comme une &#233;vidence.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
