#été2024 #31 | Laura Kasischke, le mort qui dit je

le cycle été 2024 de Tiers Livre



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#31 | Laura Kasischke, le mort qui dit je


Ce cycle s’appelle Anthologie, c’était la décision initiale de revisiter mais plus en profondeur, ou lestés de nos apprentissages depuis lors, des propositions traversées lors de précédents cycles, et dont j’avais eu cette impression de textes étranges, de fonds à mieux déceler et parcourir.

C’est le cas pour cet exercice proposé par Laura Kasischke dans un livre outil devenu classique pour le creative writing, dans la série Now write de Sherry Ellis chez Penguin, en 2006, une enquête auprès de plus de 90 autrices et auteurs enseignants d’écriture créative dans les facs US, leur demandant de présenter brièvement la spécificité de leur démarche, et de choisir un exercice selon eux le plus représentatif de leur manière.

C’est dans ce cadre que Laura Kasischke, ayant alors publié seulement deux romans (huit désormais traduits chez Bourgois, plusieurs adaptations filmiques) emporte le morceau pour tout le livre avec ce titre « faire parler le mort ».

Voir traduction de son intervention dans la fiche à télécharger, et, pour celles et ceux qui voudraient découvrir son écriture, trois nouvelles parmi les treize d’un recueil récent, Si un inconnu vous aborde, où chaque fois précisément la mort hante littéralement le texte.

Vous pouvez aussi vous reporter à la première fois où nous avions visité cette proposition, c’était l’été 2019, lors de ce très beau cycle qu’avait été Outils du roman : outils du roman, 14 : faire parler le mort, avec lien vers les contributions, et émotion à y retrouver de nombreux participants du même cycle aujourd’hui.

Alors, pas gentil pour elles et eux ? D’une part, on peut reprendre le même texte et le republier dans le contexte de ce cycle, l’occasion de l’amplifier, l’approfondir. Mais Laura Kasischke, elle, referait une autre histoire (voir les trois nouvelles à télécharger). Et puis surtout, nous on a pris un virage : non pas un texte qui surgirait isolément, mais, et d’autant plus maintenant que la première maquette de synthèse existe pour chacun (la #30), ce mort : pourquoi ne surgirait-il pas depuis une des contributions déjà explorées dans ce cycle ? À quel endroit, vient nous hanter ce fantôme : à vous de trouver. Il peut être là, au milieu des vivants. Il peut être dans l’ombre, à les écouter — peut-être même reviennent-elles·ils de son enterrement ! Peut-être s’agit-il d’ombres du passé, soudainement remontant à la surface.

Mais sûr de sûr : l’important, c’est qu’il dise « je », et magnifique la façon de Laura Kasischke de nous en présenter l’enjeu.

Et nous, pour entamer notre quatrième boucle de la spirale, toujours s’élargissante, bien forcé d’explorer de nouvelles donnes... Un mort qui parle ? Il y en a bien d’autres dans la littérature. Peut-être même dans vos rêves, vos insomnies, ou juste là derrière votre épaule...

 


© François Bon & Tiers Livre Éditeur, cf mentions légales & e-mail
1ère mise en ligne et dernière modification le 23 juillet 2024
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