Hendrix | guitares : la Danelectro

préparation d’un chantier web en hommage à Jimi Hendrix


Que la guitare électrique ait été la première fascination de l’enfant Hendrix, sans passer par la guitare acoustique ou espagnole, si on excepte les cinq dollars qu’a coûtée la première : Al, le père, en gaspille bien plus en jouant aux cartes, et c’est un copain à lui qui vend cette guitare, pour payer sa propre dette de jeu (encore faut-il l’intervention de la tante Ernestine). Il l’use jusqu’à plus soif, en particulier maîtrise le répertoire de Big Bill Broonzy.

En 1959, obtient de son père l’achat de la fameuse Supro Ozark, chez le marchand de Seattle où il a longtemps dû la considérer comme inaccessible : Myers Music Store, 1st Avenue. Elle coûte 89 dollars. Mais si Al n’avait pas envie de s’offrir pour lui-même un saxophone, est-ce qu’il aurait accordé la guitare à son fils ? Le prétexte c’est de jouer en duo. Et comment entrer dans la tête de Jimmy quand, un an plus tard, et dans son premier groupe (Rocking Kings), la guitare lui est volée ?

L’histoire de Jimi Hendrix est l’histoire de la perte de ses guitares : ce qu’on offre de temps sur la scène est éphémère, pour avoir si souvent appris, depuis le début, la part éphémère de la possession de l’instrument. Réaction de Al : « Alors tu vas devoir te débrouiller sans guitare pendant un bout de temps. »

Jimmy obtient de Mary Hendrix, l’épouse de Frank, frère de Al, l’argent pour revenir chez Myers et acheter la remplaçante à crédit. Al se vexe et prend le crédit lui-même : ainsi accèdera-t-il à la Danelectro. La moins chère, celle à 75 dollars, mais une vraie de vraie, et encore plus quand un peu plus tard, malgré le prix qu’elle coûte, il la repeindra en rouge, puisqu’avec les Rockin’ Kings, son premier groupe, on joue avec des vestes rouges.

Pour chacun des groupes de formation, notre chance c’est que chaque fois la photo est obligatoire, même sagement en costume, ou posant avec l’instrument. On peut tout dater. Ainsi, pour Jimi et sa Danectro avec les Tomcats, veste pied de poule et cravate noire, quatre Noirs deux Blancs, et pour Hendrix déjà ce déhanchement – lui tout entier.


responsable publication françois bon © Tiers Livre Éditeur, cf mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 22 septembre 2012
merci aux 526 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page