on construit, puis on occupe

prisons délire et vraie droite armée


Des sans-papiers sont employés (donc travail au noir, forcément) sur un chantier dans un centre de rétention [1] On les contrôle, et illico on les claquemure dans les locaux qu’ils viennent de construire. L’absurde de cette politique donne la nausée, comme récemment lors de l’incendie du centre de rétention de Vincennes. Plein soutien aux organisations comme SOS soutien aux sans-papiers ou RESF.

[1Trois travailleurs sans papiers, employés sur le chantier de l’agrandissement du centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), ont été interpellés, lundi 4 et jeudi 7 août, et placés en rétention sur le même site. Selon l’agence Reuters et Libération, un quatrième clandestin a été également arrêté jeudi.

Ces sans-papiers "ont été contrôlés à l’entrée [du chantier] par un organisme privé" chargé de la sécurité des lieux, qui a alerté les policiers du commissariat de Mitry-Mory, a indiqué une source policière. Ils travaillaient pour la société Leveaux, une entreprise sous-traitante affectée à l’extension du CRA du Mesnil-Amelot, qui doit augmenter sa capacité d’accueil de deux cent quarante places. Au moins l’un d’entre eux a été relâché par le juge des libertés, mercredi. La préfecture de Seine-et-Marne n’a pas souhaité communiquer sur ce dossier.

"Cette situation absurde démontre que ce sont les pouvoirs publics qui asservissent les sans-papiers. Ceux-là même qui nous accusent d’incitation à l’émeute sont ceux qui favorisent l’appel d’air. Nous n’avons pas de leçon à recevoir d’eux", a déclaré Rodolphe Nettier, président de l’association SOS soutien aux sans-papiers. Des incidents avaient éclaté à l’intérieur du centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot, le 2 août, alors que des membres de ce collectif manifestaient à l’extérieur. Le ministre de l’immigration et de l’identité nationale, Brice Hortefeux, avait porté plainte contre le collectif, l’accusant d’avoir "appelé à la destruction par le feu du centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot".

Dans un communiqué, le Parti socialiste a estimé que "ce nouvel épisode illustre l’absurdité de la politique migratoire du gouvernement, qui criminalise des étrangers intégrés qui gagnent dignement leur vie dans des secteurs où ils sont indispensables". "Brice Hortefeux doit s’expliquer immédiatement sur l’emploi de ces étrangers en situation irrégulière sur un chantier public dans des conditions illégales", écrit le secrétaire national du PS à l’égalité, Faouzi Lamdaoui..

© Le Monde / Reuters, 11/08/2008.


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1ère mise en ligne et dernière modification le 11 août 2008
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