alors aux actes

rapport d’Eric Gross sur l’éducation artistique


« Mais il faut
observer que l’enseignement du français, s’il repose évidemment et bien heureusement
sur des choix et des lectures de textes littéraires, privilégie parfois, en tout cas dans la
rédaction des programmes et le contenu des manuels, une approche très technique et
fonctionnelle, sollicitant des analyses linguistiques ou structurales au détriment d’un
questionnement de nature culturelle et artistique.
On interrogera l’élève bien davantage sur le statut descriptif, narratif ou argumentatif
du texte et sur les « réseaux lexicaux dominants » que sur l’auteur, sa production, son
époque, son enracinement dans une culture.
Le sommaire de certains manuels les assimile ainsi à des sorte de traités de
rhétorique plutôt qu’à des livres d’histoire de la littérature faits pour donner envie
d’entrer dans les oeuvres. En réduisant ainsi les textes à de simples supports pour des
analyses formelles et abstraites, on prive tout simplement les élèves de la possibilité d’appréhender la charge artistique des oeuvres dont ces textes sont extraits, et la place et
le poids de ces oeuvres dans notre histoire culturelle.
A cet égard, mettre l’accent sur la dimension artistique et culturelle des disciplines
est une nécessité. C’est même une inflexion décisive et salutaire qui serait donnée à
l’enseignement en France. »
Sce : Eric Gross, rapport sur l’éducation artistique - non, mais, on finirait par croire qu’un jour on nous parlerait ateliers d’écriture ?


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1ère mise en ligne et dernière modification le 31 décembre 2007
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