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	<title>Tiers Livre, le journal images</title>
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	<description>chronique photos et journal, par Fran&#231;ois Bon</description>
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		<title>2017.01.31 | il n'y a plus le marcheur aux pieds nus (une digression)</title>
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		<dc:date>2017-01-31T08:51:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


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&lt;p&gt;Ce qui glace, c'est &#8211; quand il est trop tard &#8211; pourquoi on n'a pas crois&#233; &#231;a plus t&#244;t. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est la ran&#231;on des cloisons molles d'Internet : comment sauter hors de ce qu'on sait, pour trouver ce qui compte. Et &#231;a vaut bien s&#251;r pour ses propres mises en ligne, l'obscurit&#233; o&#249; on est. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour moi, c'est venu dans le creux de ce dimanche apr&#232;s-midi, froid et pluvieux ici, et pas mal de lames noires de r&#233;alit&#233;, aux bords coupants, qui vous entourent et vous cernent. Sur le mur de Guillaume Cingal, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://tierslivre.net/krnk/IMG/logo/arton1960.png?1485849450' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='78' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff1960.png?1485849456&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce qui glace, c'est &#8211; quand il est trop tard &#8211; pourquoi on n'a pas crois&#233; &#231;a plus t&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la ran&#231;on des cloisons molles d'Internet : comment sauter hors de ce qu'on sait, pour trouver ce qui compte. Et &#231;a vaut bien s&#251;r pour ses propres mises en ligne, l'obscurit&#233; o&#249; on est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour moi, c'est venu dans le creux de ce dimanche apr&#232;s-midi, froid et pluvieux ici, et pas mal de lames noires de r&#233;alit&#233;, aux bords coupants, qui vous entourent et vous cernent. Sur le mur de Guillaume Cingal, blogueur qui m'est proche pas seulement g&#233;ographiquement, et depuis longtemps, ce lien vers un article du New Yorker, dont le titre en soi ne m'&#233;tait pas sp&#233;cialement un appel : &lt;a href=&#034;http://www.newyorker.com/books/page-turner/the-tragic-death-of-mark-baumer-a-prolific-poet-and-environmental-activist-for-the-social-media-age&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;disparition de Mark Baumer, auteur prolifique et activiste des r&#233;seaux sociaux&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mot &#171; prolifique &#187;, on me l'envoie souvent &#224; la figure dans diff&#233;rentes pr&#233;sentations, ce qui est surtout l'indice que la personne qui l'utilise conna&#238;t peu mon boulot. D'abord &#231;a fait 35 ans que je publie, ensuite une charge de famille fi&#232;rement assum&#233;e mais cons&#233;quente m'a toujours contraint &#224; une part alimentaire de mes activit&#233;s jamais suffisante, c'est le cas en ce moment d'ailleurs, et puis j'ai tr&#232;s peu de th&#232;mes de travail : le contexte urbain et la r&#233;flexion sur la ville, la r&#233;flexion sur mes lectures et les auteurs qui me sont vitaux (et ce n'est jamais assez leur consacrer), le rapport aux objets scientifiques et techniques (o&#249; mon grand-p&#232;re Eug&#232;ne compte autant que le philosophe Simondon), ajouter un zeste de r&#233;flexion autobiographique et c'est tout. Comment, alors qu'on &#233;crit et publie avec ordinateur, on ne s'interrogerait pas sur l'outil m&#234;me, et la mutation num&#233;rique ? Ils me gonflent, ceux qui veulent faire de ma pomme un genre d'australopith&#232;que du militantisme num&#233;rique. Qu'ils restent adorer leurs auteurs aux mains propres, bouffis dans leur isolement d'artisans du livre objet. Moi je pr&#233;f&#232;re ce qui respire &#8211; les ateliers d'&#233;criture, c'est pareil. Donc voyez, mes th&#232;mes de travail, sur la dur&#233;e, &#231;a tient sur les doigts de la main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux de ma g&#233;n&#233;ration, le militantisme on a donn&#233;. Fi&#232;rement, aussi. Rien &#224; renier. Seulement, &#224; certain moment, on se tourne vers les livres et le dedans. J'en suis conscient. Depuis 5 ans, le chantier arch&#233;ologique sur Lovecraft c'est travailler sur la gen&#232;se de l'imagination et la constitution de l'invention litt&#233;raire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, si je tiens &#224; ma responsabilit&#233; citoyenne, ce qui tient pour moi d'un imp&#233;ratif &#233;thique concernant l'&#233;cologie n'interf&#232;re pas, ou peu, avec ce site et mes diff&#233;rents &#233;crits &#8211; contrairement &#224; des proches comme Martin Page. Cela aussi m'aurait tenu &#224; distance de Mark Baumer, si on l'aborde par le titre du New Yorker.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement voil&#224;, il y a &#231;a :&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/5O48lxB33k8?rel=0&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et en &#233;criture, l&#224;, &#231;a m'est doublement central. D'abord pour le concept d'exp&#233;rience (hein, &lt;a href=&#034;http://virginiegautier.flavors.me/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Virginie Gautier&lt;/a&gt;). Ce qu'on &#233;crit n'est pas &#224; distance du monde qu'on fabrique par l'illusion romanesque (Balzac), ni m&#234;me en rapprochant des fissures pragmatiques du monde un observateur qu'on prom&#232;ne &#224; front de r&#233;el (Proust). Ce qu'on &#233;crit, aujourd'hui &#8211; comme en art ce que Paul Ardenne d&#233;signe par &lt;i&gt;contextuel&lt;/i&gt;, mais qu'on conna&#238;t aussi par la fa&#231;on dont Jacques Roubaud nous emm&#232;ne dans un de ses livres majeurs, &lt;i&gt;Po&#233;sie ;&lt;/i&gt; &#8211; c'est le r&#233;cit de l'exp&#233;rience qui m&#232;ne au texte. Michaux est une des grandes marques de cette bascule : on &#233;crit les &#233;tapes, et le livre est l'accumulation successive de ces &#233;tapes vers ce qui a &#233;t&#233; gagn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce concept d'exp&#233;rience est jeune, encore, en litt&#233;rature. La ville et l'&#233;criture urbaine un des champs &#233;l&#233;mentaires qui nous ont conduits &#224; le formuler. Mais la ville n'est pas le seul champ d'application de &lt;i&gt;l'&#233;criture comme exp&#233;rience&lt;/i&gt;. Et on se familiarise &#224; l'id&#233;e, sur les points qui &#233;mergent devant nous comme cruciaux, d'un &lt;i&gt;retour amont&lt;/i&gt; et lire autrement l'histoire de la litt&#233;rature &#8211; ainsi, le &lt;i&gt;On the road&lt;/i&gt; de Kerouac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre point d'ancrage, c'est cet isolement du livre dans un &#233;cosyst&#232;me &#233;touff&#233; par l'industrie culturelle, ses structures de diffusion, ses modes de recommandation et prescription. Avec les outils num&#233;riques, ce qui est de toujours l'essence vive du litt&#233;raire peut se partager et se transmettre sans la projection monodique dans l'imprim&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, c'est bien &#231;a qui me souffle : dans la vid&#233;o d'accueil de sa cha&#238;ne, on le voit qui pr&#233;pare son sac. Alors qu'il est r&#233;duit &#224; rien, un poncho de pluie, son sac de couchage, un gilet de s&#233;curit&#233; r&#233;fl&#233;chissant, il emporte avec lui une GoPro, des chargeurs, des c&#226;bles USB. Et sa vid&#233;o est stup&#233;fiante : depuis 100 jours qu'il marche, l'attention aux objets trouv&#233;s, mis&#233;rables ou symboliques, aux signes que la ville abandonne aux seuls pi&#233;tons, et &#224; sa propre interaction avec les gens : ici on n'aime pas forc&#233;ment ceux qui font autrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est ainsi que Mark Baumer avait entrepris une travers&#233;e de l'Am&#233;rique pieds nus. Mais imm&#233;diatement, pour moi, la r&#233;v&#233;lation : cette proximit&#233; presque violente avec la violence des choses, la mobilit&#233; permanente, la bri&#232;vet&#233; contraint par le montage t&#233;l&#233;phone et l'upload via connexions de hasard, c'est un &lt;i&gt;vocabulaire&lt;/i&gt; qui rehausse aussi le politique. Instants perform&#233;s &#224; haute voix, mais aussi slogans fixes qui deviennent proclamations et vers &#8211; oui, il y a &lt;i&gt;&#233;criture&lt;/i&gt;, simplement elle s'&#233;crit &#224; la GoPro et par le biais d'une narration individuelle o&#249; le narrateur m&#234;me est l'enjeu : vues fractionn&#233;es de son visage, fragmentation du temps et de la voix, et surtout le protocole : &lt;i&gt;je traverse l'Am&#233;rique pieds nus&lt;/i&gt;. Ce qui est rappel&#233; avec humour : &#171; si j'avais commenc&#233; ma travers&#233;e pieds nus de l'Am&#233;rique il y a 15 ans, j'en serais plus loin qu'aujourd'hui &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et c'est cela que j'ai loup&#233;, alors que ce type marchait depuis 100 jours et que j'aurais pu le suivre tous les jours, installant dans ma propre lecture un concept de temps qui fait partie du protocole initial. J'aurais &#233;t&#233; confront&#233; &#224; un processus ouvert, o&#249; chaque lendemain &#233;tait une surprise, alors que maintenant il n'y a plus de lendemain. Aucun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On l'apprend sur &lt;a href=&#034;http://thebaumer.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;son site&lt;/a&gt; : Mark Baumer vivait &#224; Providence et travaillait dans une biblioth&#232;que. Je connais aussi Providence, m&#234;me bien, puisque mon immersion dans la ville, l'&#233;t&#233; 2015, se faisait aussi selon un protocole : les lieux et trajets de Lovecraft en parall&#232;le des matin&#233;es pass&#233;es sur ses carnets, lettres et manuscrits. J'ai pass&#233; aussi plusieurs heures dans une des biblioth&#232;ques de la ville, la vieille Athenaeum, et arpent&#233; toutes les alv&#233;oles du vieux centre, les caf&#233;s, les bouquineries comme Cellar Studies. J'aurais pu croiser Mark Baumer, &#231;a s'est peut-&#234;tre fait &#8211; Providence n'est pas si grande. Les deux &#233;crivains rencontr&#233;s, devenus des amis, ne m'ont pas parl&#233; de Baumer, mais ils ne sont pas non plus impliqu&#233;s dans Internet tant que &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; d&#233;finir Mark Baumer comme &#171; activiste environnemental &#187;, et quand bien lui-m&#234;me se d&#233;finit ainsi, de quoi le s&#233;pare-t-on ? Notre exp&#233;rience directe du monde est-elle ainsi divisible, et si l'&#233;criture na&#238;t de cette confrontation au monde, en quoi elle inclut au nom de ses propres lois cette responsabilit&#233; &#233;thique de qui nous sommes et de ce que nous y faisons, retour au point d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;crivain prolifique ? Mais merde : une simple connexion de t&#233;l&#233;phone, une GoPro achet&#233;e au supermarch&#233; du coin, un compte Print On Demand et un blog, un Facebook ou un site, et la seule diff&#233;rence c'est que votre atelier est ouvert. Laissons les confin&#233;s &#224; leur fin&#233;. Il y a seulement que Baumer, comme je l'essaye mais il &#233;tait d'une autre g&#233;n&#233;ration, travaille &lt;i&gt;&#224; vue&lt;/i&gt;, pour reprendre l'expression si forte de Raymond Roussel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thoreau &#233;crit &lt;i&gt;Walden&lt;/i&gt; en partant vivre dans une cabane &#224; quelques dizaines de minutes de la ville, mais o&#249; commence la &lt;i&gt;wilderness&lt;/i&gt; : la pr&#233;occupation ici est la m&#234;me. Sauf qu'on qualifie Thoreau de po&#232;te, et Baumer de militant &#233;colo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors oui, &#224; c&#244;t&#233; et contre un syst&#232;me qui se reproduit selon ses propres lois, et pour sa propre s&#233;curit&#233; (comme s'il y avait s&#233;curit&#233; sur cet effritement), pr&#233;f&#232;re adouber les confin&#233;s. Ce m&#234;me dimanche apr&#232;s-midi froid et pluie, saisi par la mort de Mark Baumer qui m'&#233;tait inconnu une heure plus t&#244;t, je d&#233;couvre son incroyable s&#233;rie de coups de t&#233;l&#233;phone &#224; des agents litt&#233;raires &#8211; en voici une, allez regarder les autres, ce serait tordant si ce n'&#233;tait pas si path&#233;tique :&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cela pose une autre s&#233;rie de questions. Souvenir de comment, quelques heures apr&#232;s le suicide de la compagne de Mick Jagger, &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3270&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'Wren Scott&lt;/a&gt;, tous ses comptes r&#233;seaux avaient &#233;t&#233; effac&#233;s, &#224; commencer par son magnifique travail Instagram. Ce matin, nous avons acc&#232;s &#224; la totalit&#233; du travail vid&#233;o de Mark Baumer &#8211; jusqu'&#224; quand, et cela d&#233;pendra de qui ? Est-ce qu'on peut assurer &#224; une oeuvre aussi d&#233;lib&#233;r&#233;ment transmedia la p&#233;rennit&#233; n&#233;cessaire aux pr&#233;curseurs &#8211; parce que je maintiens que les 100 &#233;pisodes de cette marche pieds nus dans les US d'aujourd'hui, avec les contraintes de la GoPro et du montage t&#233;l&#233;phone, c'est la continuit&#233; du journal de Jonas Mekas, du &lt;i&gt;Route One&lt;/i&gt; du cher disparu Robert Kremer, mais aussi ce qui nous concerne au plus direct pour l'&#233;criture urbaine, quand bien m&#234;me on est aux antipodes de l'&#233;quip&#233;e motels de Bruce B&#233;gout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc voici l'histoire : Mark Baumer, &#233;quip&#233; d'un gilet r&#233;fl&#233;chissant, marche &#224; contre-sens, comme la s&#233;curit&#233; le lui impose, le long d'une autoroute sans doute pas faite pour les pi&#233;tons. Un lourd SUV, ces bagnoles &#224; la mode l&#224;-bas, le fauche de plein fouet : pour avoir voulu lui faire peur, par surprise ou inadvertance ? Je n'ai jamais voulu en parler, mais 2 fois sur &lt;a href=&#034;&#034;&gt;mes ronds-points&lt;/a&gt; j'ai failli avoir une tuile par la seule surprise du conducteur, et c'est ce qui m'a aussi refroidi pour continuer sous cette forme. Le monde des SUV se moque bien des marcheurs (lisez, 9&#8364; seulement, le magnifique livre de &lt;a href=&#034;http://amzn.to/2kOY4cp&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;David Le Breton&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire finit ? Non. Pour moi, l'autre infatigable marcheur de Providence (les marches urbaines sous protocole de H.P. Lovecraft c'est un des caract&#232;res les plus surprenants de ses strat&#233;gies d'&#233;criture, et un des plus ni&#233;s par les th&#233;ologiens du &lt;i&gt;reclus&lt;/i&gt;) est un lien de plus &#224; Baumer, j'aurai deux morts &#224; saluer, &#224; mon prochain s&#233;jour. Noter aussi que l'hommage rendu &#224; Mark Baumer &lt;a href=&#034;https://www.facebook.com/events/772855712877832/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le 4 f&#233;vrier prochain, au Creative Arts Center de la Brown&lt;/a&gt;, &#224; Providence, se tiendra Angell Street, la rue natale de Lovecraft.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais aussi, cette histoire a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; &#233;crite. Tous vous connaissez le livre essentiel de Stephen Hawking sur l'&#233;criture : &lt;i&gt;On writing&lt;/i&gt; (en anglais, par piti&#233;, le fran&#231;ais est tout fade). Le King y raconte comment il est fauch&#233;, &#224; quelques centaines de m&#232;tres de chez lui, marchant entre deux sessions d'&#233;criture, par le 4x4 d'un beauf qui, &#224; cet instant, s'&#233;tait retourn&#233; pour faire taire son chien aboyant sur le si&#232;ge arri&#232;re. Le King &#233;copera de six mois d'h&#244;pital, deux ans de convalescence, mais, une fois gu&#233;ri, rach&#232;te au gus le 4x4 et le d&#233;molit &#224; la masse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mark Baumer n'a pas eu l'infime chance qui nous vaut aujourd'hui la suite des livres de Stephen King, dont son &lt;a href=&#034;http://amzn.to/2kOOLJI&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;22.11.63&lt;/a&gt; qui m'a tant troubl&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Guillaume Cingal, hier, a ouvert le livre de Baumer, &lt;i&gt;I am a road&lt;/i&gt;, et s'est livr&#233; &#224; un exercice de traduction simultan&#233;. Merci de cet hommage, Guillaume, et merci &#224; vous tous de le partager. Profitez-en pour vous abonner &#224; la cha&#238;ne de Guillaume, m&#234;me si vous ne regarderez pas tout, et d'en visiter quelques-unes... Et r&#233;pondez, apr&#232;s &#231;a, pour savoir o&#249; est l'&#233;criture aujourd'hui, et en quoi l'exp&#233;rience m&#234;me, pieds nus ou pas, &lt;i&gt;est&lt;/i&gt; d&#233;j&#224; et pour toujours &#233;criture...&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/w4puwsTnJuA?rel=0&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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