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	<title>Tiers Livre, le journal images</title>
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	<description>chronique photos et journal, par Fran&#231;ois Bon</description>
	<language>fr</language>
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		<title>journal | des pneus, des montagnes, et du destin artistique</title>
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		<dc:date>2014-05-29T19:58:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>La Rochelle, Vend&#233;e, Atlantique</dc:subject>
		<dc:subject>Civray, Poitiers, Poitou-Charentes</dc:subject>
		<dc:subject>art, artistes</dc:subject>
		<dc:subject>autobiographie, enfance</dc:subject>
		<dc:subject>Cogn&#233;e, Philippe</dc:subject>
		<dc:subject>Hirschhorn, Thomas</dc:subject>

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&lt;p&gt;Quand je suis entr&#233; au Palais de Tokyo et que j'ai d&#233;couvert l'ampleur et l'&#233;chelle de ce que Thomas Hirschhorn y a install&#233; pour sa Flamme &#233;ternelle (une s&#233;lection de mes photos), &#224; force de montagnes de pneus us&#233;s, c'est bien s&#251;r l'odeur qui m'a transport&#233; tout de suite en enfance, mais depuis c'est devenu un peu obsessif, elles reviennent en nombre, les images avec pneus. &#192; Saint-Michel en l'Herm, on descendait dans une cave mur&#233;e au bout, parce que le caoutchouc naturel exigeait cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand je suis entr&#233; au Palais de Tokyo et que j'ai d&#233;couvert l'ampleur et l'&#233;chelle de ce que Thomas Hirschhorn y a install&#233; pour sa &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3978&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Flamme &#233;ternelle&lt;/a&gt; (une s&#233;lection de mes photos), &#224; force de montagnes de pneus us&#233;s, c'est bien s&#251;r l'odeur qui m'a transport&#233; tout de suite en enfance, mais depuis c'est devenu un peu obsessif, elles reviennent en nombre, les images avec pneus. &#192; Saint-Michel en l'Herm, on descendait dans une cave mur&#233;e au bout, parce que le caoutchouc naturel exigeait cette fra&#238;cheur. Je savais que de l'autre c&#244;t&#233; il y avait les restes d'un souterrain en provenance de la vieille abbaye &#8211; je ne l'aurai jamais explor&#233;. Dans la cour, &#224; Civray, les pneus sont tas, comme au Palais de Tokyo. On a rarement de la neige, ces ann&#233;es-l&#224;, dans l'ouest. Quand cet hiver-l&#224; tout d'un coup il neige, avec mon fr&#232;re on d&#233;gotte un capot caboss&#233; de 2CV, on le monte tout l&#224;-haut et on glisse. On aura connu et la montagne et les sports d'hiver. Le souvenir suivant en d&#233;coule, et c'est avec Philippe Cogn&#233;e, &lt;a href='https://tierslivre.net/krnk/spip.php?article1721' class=&#034;spip_in&#034;&gt;l'autre soir &#224; Chambord&lt;/a&gt;, qu'on en parlait : on est en 6&#232;me, au coll&#232;ge de Saint-Michel-en-l'Herm, donc fin 1963, et le prof principal, M. Martin, parce qu'il faisait aussi dessin, nous propose de dessiner une montagne. O&#249; aurais-je vu une montagne ? Elle commence sagement aux deux coins inf&#233;rieurs gauche et droit de ma feuille, s'&#233;l&#232;ve vers le milieu en un merveilleux M &#224; double sommet, il y a probablement les arbres, la neige, un animal peut-&#234;tre, je suis &#233;merveill&#233; par ce qui na&#238;t, et puis le prof prend la feuille, et de tr&#232;s haut la montre &#224; tout le monde, qu'est-ce que c'est cette montagne qui s'arr&#234;te aux bords de la feuille, o&#249; a-t-on vu une ineptie pareille ? Je suis un imb&#233;cile, je ne dessinerai plus jamais, je m'appliquerai &#224; &#234;tre, en dessin comme sport, le dernier de la classe pour toujours, par d&#233;fi. Mon tas de pneus &#233;tait une montagne et ressemblait &#224; &#231;a. Bon, on finit quand m&#234;me sa longue et laborieuse carri&#232;re plumitive par un poste en &#233;cole d'arts, pareil que Philippe, et pour retrouver sur les chemins d'art les pneus de Thomas Hirschhorn (photo ci-dessus).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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