< Tiers Livre, le journal images : un jour le lendemain

un jour le lendemain

Soit l’information suivante : R. B., un jeune éboueur de [...], a reconnu vendredi devant la justice avoir exhumé le corps de sa voisine de 75 ans, un jour le lendemain de son enterrement, et avoir eu des rapports sexuels avec son cadavre, a révélé le responsable de la police, samedi 26 juin. Lors de son procès, R. B. a confié souffrir de gros problèmes d’alcool. Le jeune homme doit s’acquitter d’une amende de 160 euros et subir un examen psychiatrique. Il risque un an de prison s’il n’est pas en mesure de payer l’amende. Que devons-nous discuter : le montant de l’amende ? savoir si la mention de sa profession d’éboueur était nécessaire ? qu’il avait bu (mais quand même, l’exercice avait dû le ramener à la vision claire) avant son geste ? déplorer que de la vieille dame on ne mentionne même pas le nom, alors que son nom à lui est mentionné deux fois, ou avoir du mal à comprendre ce qu’a signifié dans sa tête l’attente de 24 heures ? Ou de la pertinence du avec dans rapport sexuels avec on pourrait aussi débattre. L’expression un jour le lendemain utilisée par Associated Press, par contre, je ne l’avais jamais rencontrée – plus de détails ici, en anglais même si le jeune type de 20 ans est français (on apprend qu’il – le mot anglais est perpetrator – a aussi mordu sa victime, mais avait aidé aux préparatifs de son enterrement). La photographie n’a rien à voir (encore que : cette allégorie du papier déroulé, ce qu’il induit du rapport de l’écriture au temps).


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François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 29 juin 2010
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