2020.06.22 | kayak autobiographie
On le sait : durant des années, Balzac voyageait de Paris à Tours en diligence, s’hébergeait chez un ami pour la nuit, et le lendemain partait à pied pour Saché, vingt-quatre kilomètres, via Ballan-Miré et Pont-de-Ruan. Quand viendra le train, au moins jusqu’à Versailles, il arrivera à Tours quelques heures plus tôt et pourra rejoindre Saché dès le soir, une révolution. Toutes choses que nous explorons dans notre Balzac roman. Et bien sûr, cette halte à Pont-de-Ruan génère elle-même des récits annexes. Alors pourquoi pas s’y rendre, et de là emprunter ces chemins qui furent les siens ? Non pas nos routes goudronnées, lestées de panneaux et de marquages, mais par les traces qui permettraient cette transparence des temps. Et, au retour, ce bibliofrigo installé devant la mairie, est-ce que ce n’est pas signe balzacien qui console de l’« escape game » sur le pont même qui l’émerveillait tant ? Et c’est le premier grand jour bleu de l’année, on ne sait même plus comment régler l’appareil !
1ère mise en ligne et dernière modification le 7 avril 2026
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