#Rabelais | abbaye de Seuilly, 30 images pour croire à ce qu’il en reste
une autre date au hasard :
2020.01.19 | Niort, en passant
2020.01.19 | Niort, en passant
Elle n’est pas en bon état, l’abbaye de Seuilly, ni dedans ni dehors. La faute à personne. Trop d’usages disparates, reconversions, modifications et bricolages. Centre d’apprentissage un jour, hébergement d’associations diverses un autre. Du ciment par ci, des dortoirs qu’on n’aurait jamais dû rajouter, des balustrades rouillées et quoi faire de tout ce disparate qui s’abîme. Je suppose qu’il y a bonne volonté. Peut-être aurait-on dû la donner en paquet, voilà la clé au revoir, au musée Rabelais (à 20 minutes de sentier à pied, la Devinière) qui aurait su s’en occuper. Elle est inscrite à l’inventaire des monuments historiques mais pas classée comme telle, alors on peut en faire ce qu’on veut, une cahute pour les toilettes et une autre pour les poubelles, locations de salles et une épicerie de luxe « maison de pays » pour les produits locaux mais qui donc viendrait là plutôt qu’au Leclerc Chinon avec ses citations Rabelais en tête de gondoles. Apparemment les locaux du parc naturel régional qui en étaient les récents occupants ont déménagé à leur tour. Probablement toute la galaxie des lourdeurs administratives, la communauté de communes royalement phynancée par la centrale nucléaire regarde plutôt côté du blanc panache et des voiries là où passe du monde (là pas), le département qui s’arrête au bord du parking, la mairie qui commence de l’autre côté des murs : rien là qui me regarde ok ok j’arrête. Il y a longtemps, bien longtemps, on avait tourné une émission de FR3 sur Rabelais dans la Grange dimière, je me souviens que c’était en hiver et pas chauffé. J’y étais venu aussi dès 1988, du temps que c’était un centre de formation hôtellerie (on avait très bien mangé, à la cantine), pour une émission de ma série France Culture Nuits Magnétiques sur Rabelais (voir le dossier d’accompagnement numérique du livre). Une autre fois, plus convivialement, dans la même grange j’étais venu parler de Bob Dylan, quel rapport (moi je sais). Comment, dans tout ce disparate, retrouver ces éléments qui témoigneraient de l’ancienne et réelle puissance, et une fois de plus rêver à celui qui, de ses 8 ans à ses 14 ans, a dû y apprendre à lire, et trois rudiments de latin ? Aujourd’hui, j’ai permission d’enregistrer un bout de Rabelais dans la salle capitulaire. Un peu trop de réverb, trois coups de fils des gens sur place à leur hiérarchie pour confirmer l’autorisation qui m’avait été donnée mais l’information pas transmise, pas grave, en attendant je fais mes photos, 134 pour être précis, au Sigma 24 1.4. Comment, dans tout ce disparate, retrouver ces éléments qui témoigneraient de l’ancienne et réelle puissance, et une fois de plus rêver à celui qui, de ses 8 ans à ses 14 ans, a dû y apprendre à lire, et trois rudiments de latin ? Inventaire photographique, pour mémoire.
© François Bon & Tiers Livre Éditeur, mentions légales & e-mail
1ère mise en ligne et dernière modification le 27 mai 2024
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