#boost #04 | résistance

elle tient tête – à la force des mots ne baisse pas les yeux ne transige ni ne cède elle rencontre sa peur se couvre de poussière sa voix force le temps son combat lui survit — elle tient tête – un livre contre un caillou de pain mange les pages – toutes – les apprend au risque d’en mourir Continuer la lecture#boost #04 | résistance

#LVME #1 à 14 | un petit immeuble

01 – vendredi 10 mai 202402 – l’homme au sac à dos03 – cuisine ouverte04 – en circulant05 – un album06 – on dit que07 – tentative d’index08 – ébauche d’une liste09 – le fleuriste10 – les deux Paul11 – les tiroirs à dessin12 – les livres partis pour Ginasservis13 – l’histoire du petit immeuble14 – les derniers 01 – Continuer la lecture#LVME #1 à 14 | un petit immeuble

#LVME #13 | La concordance des temps

Elle serait elle-même dans son livre, elle qui n’avait jamais été, pas même sous la forme d’ombre, sur aucune de ses photos. Elle ne se verrait pas en personnage centrale, en celle qui dit je, elle y serait un peu comme le catalyseur des réactions chimiques ou bien comme le prétexte à raconter tout ça. Non, évidemment, c’est bien plus Continuer la lecture#LVME #13 | La concordance des temps

#LVME #01 | La grande aiguille vient de dépasser le douze et…

La grande aiguille vient de dépasser le douze et la lumière de novembre vient de diminuer. Ils ont retiré du comptoir le colis volumineux et d’apprêtent à l’ouvrir sur une des tables de la salle. Dans la rue, une femme passe rapidement, courbée comme pour échapper à la bise qui souffle un peu plus fort que d’habitude. Ils sourient, ils Continuer la lecture#LVME #01 | La grande aiguille vient de dépasser le douze et…

#anthologie #40 | un livre, cent pages

Le genre de l’auteur fluctue comme son âge L’auteur qui écrit le matin dit que ses idées qui sont plutôt des histoires , lui arrivent en écrivant, celui de la nuit le dit aussiL’auteur du matin doit se méfier de son imagination celui de la nuit aussi Si l’auteur n’attend pas l’inspiration il entend des phrases ; elles lui arrivent brusquement Continuer la lecture#anthologie #40 | un livre, cent pages

#anthologie #40 | continuums hypothétiques

Je cherchais un livre dans ma bibliothèque (était-ce un précis de science-fiction ou un exposé de quelques théories spatio-temporelles ?) et je suis tombé dessus. Vous savez, les livres qui se cachent derrière les livres, ceux qu’on croit perdus parce qu’ils sont rangés à l’abri des regards, couchés derrière d’épais volumes debout sur leur tranche dans un renfoncement improbable, ceux qu’on Continuer la lecture#anthologie #40 | continuums hypothétiques

#anthologie #40 | suppositions

L’auteur, aucune importance. Il ne le devint pas, jamais. Passeur, scripteur de la parole des autres, de la sienne parfois. Rien de plus et sans prétention, ni exigence. C’est pour cette modestie un peu feinte qu’il s’interdit d’ouvrir les deux petites valises en carton qui lui avaient été confiées il y a bientôt plus de vingt ans. Max le pupille Continuer la lecture#anthologie #40 | suppositions

#anthologie #28 | fragments de décor

codicille — dans plusieurs des textes que j’ai publiés dans le cadre de ce cycle, des formes d’art sont présentes. Dans la #02, l’écriture se développe autour d’une chorégraphie de danse sur une musique de Pierre Boulez Sur incises. La musique existe bien, les éléments de chorégraphie rapportés sont inventés. Dans la #08, il est question du Journal de Kafka. Continuer la lecture#anthologie #28 | fragments de décor

#anthologie #27 | objet livre

Quand il referme le livre qu’il n’a jamais tenté d’écrire, il comprend qu’il serait absurde d’ajouter un épilogue a 25 915 pages blanches. J’emporterai avec moi ce lourd secret avait-il écrit dans le faux journal de celui qu’il était en train d’inventer et qui n’allait pas tarder à devenir lui, jusqu’à le faire oublier. Pas un vrai livre. Un rectangle Continuer la lecture#anthologie #27 | objet livre

#anthologie #17 l Je n’irai pas manger chez vous

pas réussi à faire autre chose, je ne voyais pas comment m’y prendre et quand c’est venu, plus le temps, trop trop trop de boulot. tant pis. Je n’irai pas manger chez vous. Je n’ouvrirai pas votre porte. Je ne saurai quoi vous dire. Je ne voudrais pas déranger. Je n’irai pas chercher sur Internet des images de votre intérieur. Continuer la lecture#anthologie #17 l Je n’irai pas manger chez vous