Empêchées d’écrire, mains gelées, pas chauffées, murs de briques glacés, vent filant sous les fenêtres, froid le bout des doigts, stylo crispé, muscles tendus qui tentent de saisir la chaleur des mots qui ne viennent pas, qui ne s’entendent pas, qui ne viendront peut-être jamais, jamais plus.
Ecrire, pulsation du cœur rouge saignant le long des veines bleutées jusqu’à la main morte, posée, sur la table en bois, lourde, flasque, pieuvre pesante de tout son poids.
Où sont les mots ?
Dans quelle artère obstruée ? Quel orifice caché ? Quel tombeau du corps désarticulé ?
Où sont les mots ?
Où sont les mots ?
Où sont les mots ?
Les mots doux, les mots caresses, les mots tendresses,
Pour panser la plaie, recoudre le béant, tricoter le chaud, extirper le vivant et l’amour tout entier.
« recoudre le béant”… C’est vrai que ça peut être ça! Je n’oublie cependant pas qu’il faut replacer l’expression dans le contexte de la phrase que tu as écrite et qui “sonne” juste!
Merci Nicolas, pour ce mot tout doux.