mais le ponton de l’ancien débarcadaire ou le pont et loin les navires de charge, ni l’arbre ni la cabane ni le bonhomme de sable mais le hamac la balançoire les lanternes et les tables ou la plage qui s’étend en se tournant un peu à droite et le cri des oiseaux et le cri d’un petit qui remonte en courant ni la mère en robe d’été jaune ni l’amer mais le vent dans la bâche ni le bac mais le ronron des moteurs sur le pont mais l’écran et les fromages fondus de la pizza aux trois fromages et la paille dans le verre et lui qui boit sa bière mais l’heure passe mais le frottement des roues et la nuit mais la lueur des lanternes jusqu’à l’extinction
6 commentaires à propos de “#écopoétique #07(02) | après le pont”
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Pluralité des vies qui viennent, adviennent, là, juste après. Merci Nathalie.
Merci Ugo oui (effacements. Déplacements)
Et tous ces ponts qui sautent, sans trêve ni pitié dans l’actualité ! Ecrire , n’est-ce pas se construire à plusieurs de petits « pontons » pour rejoindre les guinguettes ? « Et lui qui boit sa bière »… Comment lui en vouloir.. Puisque » le petit » est déjà parti devant lui et sa mère à la remorque des oiseaux de mer ? .
Merci Marie Thérèse (je crois que la mère s’est effacée depuis longtemps )
Savant mélange de ni et de mais, « et lui qui boit sa bière » ce surgissement d’une énonciation plus familière fait mouche, fixe sur la toile l’ensemble. Merci, Nathalie. Le drame se tient prêt à advenir dans ce doux contexte cependant. Enfin je le sens comme cela.
Merci Anne, pour ta lecture …le drame sous le perdu ?