Tenir tête à la force – elle érige maintient – retirer à son pouls un peu de sa vigueur – pas trop d’abord – on ne sait rien de ce qu’elle tient de nous – on tente une pointe d’abandon – le corps s’affaisse à peine – on insiste un souffle s’échappe et balaie et tournoie – les jambes se dérobent en coton toutes molles on vacille – embarcation brassée sous l’assaut des contraires – le coeur s’affole cogne corps en quête d’équilibre – rien ne veut faillir –– muscles et os font bloc – la structure tient le coup – la force reprend contrôle – on est toujours debout – on tente de réduire la sève la circulation des sucs et du sang – la nuque ploie une barre sabre le front – et les jambes en coton – le corps s’amollit – s’écroule au ralenti – au sol s’inscrit la trace – se creuse l’empreinte – une corbeille d’argile souple – le corps s’affaisse – la chute est douce – le corps épouse à terre l’emprise de sa faiblesse