De visage un seul fondu dans l’oreiller tourné vers l’autre comme pour demander pardon de faire mal de donner de la douleur de la peine pour dire l’indicible je vais mourir je le sais je n’y peux rien je serai avec toi jusqu’au bout n’abandonne pas ne m’abandonne pas. L’autre tête courbée douleur intériorisée cheveux noirs sur robe noire entre les deux un trait de visage surtout ne pas te regarder dans les yeux humiliation je ne peux rien pour toi excuse-moi de t’avoir emmenée jusqu’ici la main gauche tente une caresse ne trouve pas l’autre main corps affaissé corps réduit à la frayeur le regard de l’enfant tant de résignation avec. Ça hurle en dedans, au dehors ça crache taches de sang le sang rouge la mort. Le corps courbé n’abandonne pas je ne te demande pas de comprendre ma peine la tienne t’est suffisante. Viens approchons nous du feu on dit que cette mort-là a peur de trop de lumière.
12 commentaires à propos de “#Boost #06 | de visage un seul”
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tu nous prends à la gorge
et je veux bien m’approcher du feu moi aussi pour réduire l’impact des mots sur mon corps fatigué, et verrons nous alors les visages à la lumière orangée des flammes
Bienvenue pour se tenir chaud, pour adoucir le regard et les mots. Merci Françoise.
« la mort a peur de trop de lumière » magnifique merci Bernard
Merci Raymonde.
Super texte, très prenant. Merci
Merci Laurent.
Oui, très beau. J’ai moi aussi retiré ma main de peur que tes mots ne me la prennent et me suis approché du feu. Merci Bernard.
Merci Jean Luc. Ces mots qui te prennent la main me plaisent beaucoup.
Bouleversant d’amour, de tendresse au coeur de tes mots.
Merci Bernard.
Merci, merci Marie.
le cri enfoui et le visage, pour dire l’indicible . C’est très beau Bernard.
Merci Nathalie. Tu me diras, j’ai pas eu beaucoup de mérite : j’étais devant L’enfant malade de Edvard Munch. Le génie, ça aide !