
Le bout du monde 44.823960, -0.578633
Il était là, le jour prévu, à l’heure certainement prévue, mais la notion d’heure est variable ici, pour elle les heures n’étaient plus que des jalons posés, la durée entre les jalons pouvait disparaître ou s’étendre, elle savait que l’heure était venue par sa présence. Il était jeune, les cheveux longs et bruns, coiffés en queue de cheval, il avait une barbe. Il a attendu, il l’a soutenue en collant son épaule contre la sienne et il a ouvert la porte de la chambre. Il lui a dit :
— On y va.
— Où ?
— Au bout du couloir.
— C’est le bout du monde.
Elle a fait un pas, elle en a fait d’autres.
Touchée, c’est inattendu et terriblement efficace.
le bout du monde juste à nos pieds, c’est si terriblement vrai . Merci Laurent
Merci Perle , merci Nathalie.