Je rentrerai dans votre lieu, un jardin, une petite maison, pas bien grande, un rez-de chaussée, une petite table dedans et dehors, deux chaises, un lit, une kitchenette, et une salle de bain. Ou bien, une clairière au milieu d’une forêt, non pas de clairière ni de forêt, je n’aimerais pas vraiment cela pour écrire, mais peut-être, une pièce lumineuse, sans jardin. Il s’agirait de m’asseoir le dos droit sur la chaise et de m’y atteler, à quoi ? à mon histoire, textes, paroles, images. Il s’agirait de déposer mon coeur sur les pages, avec justesse et trouver les mots qui sonnent et ceux qui percutent. Il s’agirait de s’installer et de ne plus arrêter d’écrire jusqu’à épuisement, jusqu’à ce que l’histoire m’emporte au-delà de moi-même, et s’écrive sans moi. Oui, c’est cela, il s’agirait d’écrire sans moi. Dans votre lieu qui est le votre. Une table, un cahier, un ordinateur, une chaise et un lit. Un peu d’argent aussi, juste assez pour ne pas travailler, mais je travaille car écrire est un travail, non ? Il s’agirait parfois d’aller marcher ou courir ou admirer le paysage, de préférence, dans la nature pour la contempler et sentir le vent et le silence aussi. Il s’agirait d’écrire une histoire qui servirait, à quoi ? peut-être à rien, mais c’est bien aussi les choses qui ne servent à rien, non ? Il s’agirait de tout cela, si vous voulez bien de moi.
oh quelle jolie déclaration avec une belle musicalité
« si vous voulez bien de moi »… touchée au coeur
« . Oui, c’est cela, il s’agirait d’écrire sans moi. » oui simplement, merci