Ici, la terre se jette dans la mer avec une brutalité sauvage.
Ici, les falaises vertigineuses sculptées par les rafales et les flots plongent à pics dans les eaux agitées de la Manche.
Ici, on y vient à pied, le corps penché dans l’effort pour avancer face aux bourrasques.
Ici, les embruns fouettent le visage, l’odeur du sel emplit les narines, le cri des goélands résonne dans l’infini.
Ici, la lumière est surprenante, elle passe du gris tempétueux au bleu éclatant.
Ici, au crépuscule le soleil enflamme l’horizon.
Là-bas, au large, les courants redoutables du raz Blanchard nous rappellent qu’on n’a jamais totalement dompté la mer.
Ici, règnent la solitude profonde, l’isolement absolu, le fragilité de l’existence, la puissance brute de la nature.
Ici, bout du monde et autre-monde s’entrelacent.
Ici, abandonnée, debout dans ma doudoune, face à l’immensité, je pense à toi mon frère.
Et tu es là.
possible me l’envoyer parallèlement en fichier joint par mail ? (pas possible nombreux comme on est faire du copier/coller depuis le blog !) MERCI !
Le rythme , les stances/ içi, là-bas… / Bout du monde /autre monde … Un grand élan d’écriture dès la 1ère ligne jusqu’à la chute
J’aime bcp ce texte
Quel texte magnifique Cécile, j’ai tout vu, tout senti, la mer et le vent.
Bravo pour ces mots, à dimanche ma belle.
Et je vois que je suis vraiment la seule à ne pas savoir lire des coordonnées sur Google Earth ! Suis complètement dépassée
» Ici, règnent la solitude profonde, l’isolement absolu, le fragilité de l’existence, la puissance brute de la nature » cette puissance brute on la ressent; émotion à te lire .
Un texte qui nous tient du début à la fin. Nous bouscule. Quelle force ! Merci.