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	<title>le tiers livre, web &amp; litt&#233;rature</title>
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		<title>94 | Br&#233;guet-Sabin, caf&#233;-restaurant de l'industrie</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>2012</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>Gayrard, Jean-Fran&#231;ois (Num&#233;rikLivres)</dc:subject>
		<dc:subject>Boulon, &#201;douard</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;tags : Paris, 2012, Edouard Boulon, Jean-Fran&#231;ois Gayrard&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique207" rel="directory"&gt;en cours | bars, bistrots restos &#8212; une autobiographie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://tierslivre.net/spip/spip.php?mot1045" rel="tag"&gt;2012&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Ce texte est un fragment d'un travail en cours, amorc&#233; le 20 d&#233;cembre 2020 et devenu assez massif, mais non destin&#233; &#224; publication hors site (pour l'instant).
&lt;p&gt;Le principe est d'aller par une phrase par lieu pr&#233;cis de rem&#233;moration, et d'&#233;tablir la dominante sur la description m&#234;me, si lacunaire qu'elle soit, du lieu &#8212; donc public, puisque bar, bistrot, resto &#8212; de la rem&#233;moration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;daction ni la publication ne sont chronologiques, restent principalement textuelles, et la proposition de lecture s'appuie principalement sur la navigation par mots-cl&#233;s depuis la page des &lt;a href='http://tierslivre.net/spip/spip.php?article5044' class=&#034;spip_in&#034;&gt;index lieux, noms, dates&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point r&#233;gulier sur l'avanc&#233;e de ce chantier dans le journal #Patreon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;94 | Br&#233;guet-Sabin, caf&#233;-restaurant de l'industrie&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Je ne vis pas &#224; Paris, certaines des anciennes rues ou adresse continuent de venir sur ton chemin comme une carte mentale arpent&#233;e par r&#233;manence, on fait une croix mentale quand &#231;a dispara&#238;t ou s'&#233;rode et s'essouffle -&#8211; cette carte des lieux qui furent tiens et qui ne m&#233;ritent plus visite te cr&#233;e encore de la peine &#8211;- et parfois c'est le contraire, au hasard d'un rendez-vous on d&#233;couvre un carrefour, une rue, une lumi&#232;re, une ambiance sonore et l&#224;, ce premier rendez-vous avec &#201;douard B. que je ne connaissais pas c'est lui qui avait propos&#233; caf&#233; de l'Industrie &#224; Br&#233;guet-Sabin &#8211; je sais que ce n'est pas le premier caf&#233; de l'Industrie dans ce livre mais il y a des dizaines de caf&#233; de l'Industrie en France et pas seulement Ch&#226;tellerault, Dijon, Vitry ou Paris), il n'y a plus beaucoup d'industrie dans ce coin au nord-est de Bastille mais c'&#233;tait calme et facile d'acc&#232;s, opulent m&#234;me puisque d&#233;doubl&#233; des deux c&#244;t&#233;s du carrefour et dans le plus grand et moderne (en face, un vieux rade gard&#233; &#224; l'&#233;poque dans son jus avec salle &#224; l'&#233;tage) des tables en gros bois &#233;pais, je revois peu mais dans le souvenir c'&#233;tait &#231;a, agr&#233;able m&#234;me si &#233;videmment &#231;a s'est rempli &#224; ras bord au moment du repas mais sans nous emp&#234;cher de faire connaissance en plus il &#233;tait vend&#233;en et on a parl&#233; de quelques coins pr&#232;s Talmont Saint-Hilaire, on est rest&#233; d'ailleurs amis tout ce temps depuis mais le projet : &#201;douard travaillait (plus maintenant) chez un &#233;diteur commercial qui certes n'&#233;tait pas de mes fr&#233;quentations, et ils avaient d&#233;croch&#233; en collaboration avec Universal un projet assez monstre, un livre pour les cinquante ans &#224; venir des Rolling Stones, pas moins, ma bio les avait &#233;videmment mis sur mon chemin, et ce serait un coffret lest&#233; d'objets faits sp&#233;cialement, de tels coffrets (reproduction d'affiches, de tickets de concerts, il y aurait m&#234;me des m&#233;diators) j'en avais d&#233;j&#224; un concernant Dylan et un autre concernant Hendrix &#231;a se fabriquait en Chine mais surtout l'acc&#232;s &#224; tous les catalogues photos des agences et pendant les mois &#224; venir j'aurais les mots de passe d'acc&#232;s &#224; ces banques de donn&#233;es, j'avais cinquante textes brefs &#224; &#233;crire (cherchez, c'est sur mon site), r&#233;mun&#233;ration &#233;videmment &#224; proportion et l'&#233;tranget&#233; de ces quelques r&#233;unions qui suivraient dans le luxe feutr&#233; des bureaux de la maison de disque pr&#232;s du Panth&#233;on les mois &#224; venir ce serait vraiment mais vraiment excitant jusqu'&#224; ce que &#231;a commence &#224; sentir le roussi ou le br&#251;l&#233;, on &#233;tait en contact direct avec cette machine de guerre qui s'appelait elle-m&#234;me &#224; troisi&#232;me personne du pluriel : &#171; les Stones &#187; (ou &#171; the Stones &#187; si en anglais) et une maison allemande (mais sur un autre concept, sans les &#171; goodies &#187;, fac-simile et objets) signerait avec eux avec exclusivit&#233; pour l'appellation livre de leur cinquanti&#232;me anniversaire, un grand format cartonn&#233; de papier glac&#233; quadrichromie sans grand int&#233;r&#234;t mais tant pis, de toute fa&#231;on je conservais l'avance c'&#233;tait au moins &#231;a mais c'&#233;tait un beau moment dans ce bistrot &#224; la fois calme et actif, une lumi&#232;re que je revois de mi-saison printemps ou automne de gamberger sur ce qu'il y avait &#224; inventer, les bureaux de cette maison d'&#233;dition je m'y rendrais aussi il fallait descendre porte de Neuilly et remonter l'&#238;le de la Jatte je n'&#233;tais jamais venu &#238;le de la Jatte et puis le bistrot de l'Industrie quelques semaines plus tard c'est moi qui &#224; mon tour y donnait rendez-vous &#224; un copain : je l'appelle NumerikLivres parce que c'&#233;tait le nom de sa maison d'&#233;dition num&#233;rique comme son nom l'indique et m&#234;me sur des voies tr&#232;s diff&#233;rentes on avait ces rendez-vous r&#233;guliers pour se passer nos tuyaux c'&#233;tait une relation solide, je revois bien ce rendez-vous avec lui parce qu'en m&#234;me temps il avait des coups de fil pour une situation familiale en rupture et pas facile &#224; d&#233;m&#234;ler mais &#231;a ne me regardait pas, je revois un autre rendez-vous avec lui mais cette fois sur un trottoir sous auvent (il pleuvait et la nuit &#233;tait d&#233;j&#224; tomb&#233;, froid et vent mais comme il fumait, fumait tout le temps j'avais accept&#233; qu'on s'installe terrasse) ce serait le dernier rendez-vous avec bi&#232;re au milieu sinon c'&#233;tait des Skype depuis Montr&#233;al o&#249; il s'&#233;tait install&#233; mais on se faisait toujours nos debriefs, le dernier il &#233;tait dans les larmes et &#224; la ramasse mais qu'est-ce que je pouvais faire, moi aussi j'avais fait une croix sur le projet &#233;dition num&#233;rique on en a trop pris sur le caillou ces ann&#233;es-l&#224; mais c'est bizarre qu'&#224; cause du caf&#233; de l'Industrie &#224; Br&#233;guet-Sabin (souvenir aussi que ce qui m'avait plu c'&#233;tait cette tradition des plats populaires &#224; la fran&#231;aise : &#339;ufs mayo ou hareng &#224; l'huile en entr&#233;e, plat du jour &#231;a peut &#234;tre foie de veau ou rognons, saucisse au couteau ou est-ce que je sais) les deux rendez-vous, celui concernant le projet Stones avec &#201;douard m&#234;me si tomb&#233; &#224; l'eau, et nos apprentissages crois&#233;s avec NumerikLivres &#231;a se superpose, Jef (le diminutif de Jean-Fran&#231;ois) s'&#233;tait rapatri&#233; en France il louait une piaule dans le sud d'accord il avait vue sur mer mais je sentais bien que le c&#339;ur n'y &#233;tait plus, notre dernier &#233;change mail &#231;a avait pour titre &#171; vague &#224; l'&#226;me &#187; et il est mort &#8211;- un de plus dans la cohorte, fin.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>2 | premier rendez-vous aux &#233;ditions de Minuit</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Lindon, J&#233;r&#244;me </dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>1982</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;tags : Paris, 1982, &#233;ditions de Minuit, J&#233;r&#244;me Lindon&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique207" rel="directory"&gt;en cours | bars, bistrots restos &#8212; une autobiographie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://tierslivre.net/spip/spip.php?mot127" rel="tag"&gt;Lindon, J&#233;r&#244;me &lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://tierslivre.net/spip/spip.php?mot1033" rel="tag"&gt;1982&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Ce texte est un fragment d'un travail en cours, amorc&#233; le 20 d&#233;cembre 2020 et devenu assez massif, mais non destin&#233; &#224; publication hors site (pour l'instant).
&lt;p&gt;Le principe est d'aller par une phrase par lieu pr&#233;cis de rem&#233;moration, et d'&#233;tablir la dominante sur la description m&#234;me, si lacunaire qu'elle soit, du lieu &#8212; donc public, puisque bar, bistrot, resto &#8212; de la rem&#233;moration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;daction ni la publication ne sont chronologiques, restent principalement textuelles, et la proposition de lecture s'appuie principalement sur la navigation par mots-cl&#233;s depuis la page des &lt;a href='http://tierslivre.net/spip/spip.php?article5044' class=&#034;spip_in&#034;&gt;index lieux, noms, dates&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point r&#233;gulier sur l'avanc&#233;e de ce chantier dans le journal #Patreon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;2 | premier rendez-vous aux &#233;ditions de Minuit&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait pour mon premier rendez-vous aux &#233;ditions de Minuit, rue Bernard-Palissy &#224; Paris tout pr&#232;s de l'intersection de la rue de Rennes et du boulevard Saint-Germain, renomm&#233;e maintenant place Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, mais ce n'est pas une adresse, juste le carrefour (ils ont fait &#231;a partout, &#224; Paris), j'&#233;tais arriv&#233; une bonne vingtaine de minutes en avance et donc pas question d'aller sonner, c'est un principe que j'avais appris bien plus t&#244;t, je suis entr&#233; dans ce tout petit bistrot obscur tout en longueur, deux tables en terrasses sur le trottoir je n'en suis m&#234;me pas s&#251;r, le zinc occupant quasi tout l'espace et quelques tables serr&#233;es contre le mur, j'avais demand&#233; un caf&#233; et probablement que j'&#233;tais rest&#233; immobile, sans m&#234;me penser, l&#224; pour le temps &#224; attendre : il y a toujours (enfin, &#224; l'&#233;poque), un go&#251;t un peu &#226;cre aux caf&#233;s qu'on vous sert, avec un peu de marc au fond, &#224; l'&#233;poque on vous le servait d'embl&#233;e avec deux sucres, j'avais d&#251; payer dans les soixante ou quatre-vingts centimes, une mis&#232;re par rapport &#224; ce que c'est devenu puis j'&#233;tais all&#233; &#224; mon rendez-vous &#8212; et forc&#233;ment, pour les douze ann&#233;es &#224; venir, je n'&#233;tais jamais venu aux &#233;ditions de Minuit sans m'arr&#234;ter &#224; ce caf&#233;, m'asseoir &#224; la m&#234;me table, sur la m&#234;me chaise (ce n'&#233;tait jamais tr&#232;s bouscul&#233;, plut&#244;t une client&#232;le de comptoir, c'est l'&#233;poque encore o&#249; on y trouvait des &#339;ufs durs, une machine &#224; cacahu&#232;tes), m&#234;me su je n'avais que cinq ou dix minutes avant mon rendez-vous &#8211; puis une fois je suis &#224; l'autre bout de la rue Bernard-Palissy, pourtant tr&#232;s courte, presque au d&#233;bouch&#233; de la rue, je prends un caf&#233; avec Patrick Deville : trois tables m&#234;me pas en terrasse, mais sur la rue elle-m&#234;me, une rue &#233;troite sans trottoir, le bistrot fait aussi plat du jour (&#224; l'int&#233;rieur) et Deville y avait d&#233;jeun&#233; avec quelqu'un je ne sais pas qui, il m'explique qu'il a ici sa base parisienne pour ses rendez-vous successifs, d'&#234;tre &#224; cette extr&#233;mit&#233;-l&#224; de la rue Bernard-Palissy me fait tout ressentir comme une photographie en n&#233;gatif.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pierre Coutelle | le mur du fond</title>
		<link>http://tierslivre.net/spip/spip.php?article2066</link>
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		<dc:date>2010-03-04T23:58:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>_ tiers livre invite... </dc:creator>


		<dc:subject>web : veilleurs &amp; bousculeurs</dc:subject>
		<dc:subject>vases communicants</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;moire, histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Coutelle, Pierre </dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;vases communicants mars | trois incises sur les vitraux du P&#232;re-Lachaise&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique117" rel="directory"&gt;ceux de l'&#233;crire web&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://tierslivre.net/spip/spip.php?mot126" rel="tag"&gt;web : veilleurs &amp; bousculeurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://tierslivre.net/spip/spip.php?mot304" rel="tag"&gt;vases communicants&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://tierslivre.net/spip/spip.php?mot335" rel="tag"&gt;m&#233;moire, histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://tierslivre.net/spip/spip.php?mot474" rel="tag"&gt;Coutelle, Pierre &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://tierslivre.net/spip/spip.php?mot475" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2066.jpg?1352732968' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Ces rendez-vous dits &#171; vases communicants &#187;, le 1er vendredi de chaque mois, sont importants parce qu'ils nous conf&#232;rent une autre position que simple lecteur dans l'&#233;criture de l'autre. &#201;criture bien entendu comme nous la pratiquons : avancer dans ce terrain inconnu du web o&#249; tout est &#224; inventer.
&lt;p&gt;Le site de Pierre Coutelle, &lt;a href=&#034;http://www.commettre.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;commettre&lt;/a&gt; existe depuis bient&#244;t 2 ans. Une &#233;criture qui d'abord se fonde &#8211; exigence perecquienne formul&#233;e &#8211; sur le proche, l'ordinaire : tout pr&#232;s d'o&#249; il habite, Pierre Coutelle se saisit par l'&#233;criture de la &lt;a href=&#034;http://www.commettre.fr/spip.php?article113&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;zone commerciale g&#233;ante de Bagnolet&lt;/a&gt;, m&#233;tro Galli&#233;ni. Et sur cet &#233;lan une double &#233;volution du site : d'abord, une remarquable tentative de s'approprier la plateforme &lt;a href=&#034;http://www.spip.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;spip&lt;/a&gt; (la m&#234;me utilis&#233;e ici) pour produire une circulation, un &lt;i&gt;art de la lisibilit&#233;&lt;/i&gt; (expression &#169; Alain Pierrot) o&#249; textes longs et textes brefs &#233;changent &#224; &#233;galit&#233; avec textes et images, et le d&#233;fi &#8211; si vital pour nous tous &#8211; d'une arborescence qui permette le voyage dans le site comme un livre (&lt;a href='http://tierslivre.net/spip/spip.php?article1743' class=&#034;spip_in&#034;&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;). Et d'autre part, &#224; proximit&#233; g&#233;ographique imm&#233;diate, quand la marche porte dans la direction sym&#233;trique, celle du P&#232;re-Lachaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fr&#233;quentation continue qui devient progressivement inventaire, exploration, puis fiction &lt;a href=&#034;http://www.commettre.fr/spip.php?rubrique21&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;des seuls vitraux&lt;/a&gt;, et ce qu'ils nous disent de la ville et de nous-m&#234;mes...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s fier de l'accueillir, et mon propre texte chez lui, &lt;a href=&#034;http://www.commettre.fr/spip.php?article116&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;il est fini le temps des morts&lt;/a&gt; est aussi &#233;crit d'apr&#232;s ses images (et en le remerciant des images pr&#234;t&#233;es). Autres &lt;a href=&#034;http://www.facebook.com/francois.bon#!/note.php?note_id=342807885853&amp;id=756154196&amp;ref=mf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;vases communicants&lt;/a&gt; ici (groupe face book).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FB&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_1586 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tierslivre.net/spip/IMG/jpg/commettre-1.jpg?1267742891' width='500' height='334' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Angkor du r&#233;el&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Y avait-il l&#224; un J&#233;sus &#224; Sacr&#233;-C&#339;ur saignant, un saint oubli&#233;, un mort &#224; t&#234;te tr&#232;s ronde ? Puisqu'il ne reste rien nous pouvons le r&#234;ver tenant en main un livre en verre, de ceux dont on nous conte l'histoire de la disparition prochaine et de son assomption dans le nuage. Ni le contre-jour qui pique l'oeil, ni l'&#233;paisse ferronnerie n'aident &#224; savoir ; les maigres branchages lointains que m&#234;me les corbeaux ne daignent, ne sont pas de ceux dont on ferait de la p&#226;te &#224; lire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les morts frais de la veille, nous errons avec les chiens essouffl&#233;s et les poussettes bris&#233;es par les pav&#233;s parmi les vestiges d'un monde &#233;trangl&#233; de symboles, de verres polychromes, de cath&#233;drales gothiques de deux m&#232;tres de haut, dont on touche la fl&#232;che en tendant le bras ; un Angkor de gens comme nous, un r&#233;el en ruine que nous souhaitons pr&#233;f&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_1588 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L387xH580/commettre_3-93af3.jpg?1751236420' width='387' height='580' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Odette-Emma&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Debout dans un corridor tapiss&#233; d'une s&#232;che moquette rouge &#224; motifs de langues et de lierres, est-ce l&#224; l'Odette du Brabant, qui lan&#231;a : &#171; non, pas du tout &#187; fort et clair devant l'autel de son mariage en 1123 et rentra chez elle se trancher le nez pour d&#233;figuration et r&#233;pudiation du monde avant de mourir de la l&#232;pre dans un couvent, comme il se doit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vent, la gr&#234;le, les pierres qui volent sont venus lui faire un ventre de verre bris&#233; d'o&#249; pend la pointe d'une &#233;tole ; martyre sans matrice, le temps tord tout, m&#234;mes les pures, m&#234;mes les fleurs du d&#233;cor. Mais la cruaut&#233; ne suffit pas toujours &#224; nous justifier, et ne voit-on que la jeune Odette, en hommage &#224; la morte Emma, a conserv&#233; ses souliers de satin, dont la semelle s'&#233;tait jaunie &#224; la cire glissante du parquet comme le souvenir de joie d'une f&#234;te lointaine.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_1587 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L387xH580/commettre_2-58aac.jpg?1751236420' width='387' height='580' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Golgotha, c&#244;te sauvage&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;La f&#234;te est maintenant finie, le mince bris du manteau mauve fait un estuaire, une bouche d'eau ; ce qui s&#233;pare le verre et le plomb m&#232;ne &#224; une mer de lumi&#232;re grise, emp&#226;t&#233;e de dimanche apr&#232;s-midi. Le sol s'est d&#233;rob&#233; sous ses pieds, comme il doit arriver en de tels chagrins ; pourtant rien ne convient. La triste galette du soleil de Passion peint en couchant de carte postale, nous passons de tr&#232;s belles vacances sur la c&#244;te sauvage ; le fin demi-sourire de la m&#232;re qui pense au bain &#224; venir ; le panache exag&#233;r&#233; de cheveux qui repose sur son dos comme un animal mort. Du r&#233;el nous ne percevons que cela, une farce douloureuse au bord de la mer, une n&#233;cropole arbor&#233;e qui est la ville et son envers ; aucune description ne suffit si elle n'est r&#234;v&#233;e sur du verre sale et peint.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Texte &amp; images Pierre Coutelle, &lt;a href=&#034;http://www.commettre.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;commettre&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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