#été2024 #25 | Ryoko Sekiguchi, le carnet des odeurs

le cycle été 2024 de Tiers Livre



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#25 | Ryoko Sekiguchi | l’odeur du secret


D’une part, revenir à l’univers des sensations et perceptions. L’explorer non pas depuis la dominance du visuel, mais en prenant écart. Et, de suite, la bibliothèque d’appui se rétrécit en peau de chagrin.

On a déjà travaillé sur le monde de l’olfaction, en particulier (cycle « 40 exercices pour le carnet d’écrivain ») avec le livre de Philippe Claudel associant odeurs et souvenirs — voir extrait ici. Et plusieurs fois sur le si riche et singulier univers de Ryoko Sekiguchi, à partir de La voix sombre, ou de Manger fantôme.

Nous l’avons reçue en avril, juste à la parution de son livre L’appel des odeurs. Alors, y aller voir de plus près ?

C’est la signature formelle de son livre : dans les premières pages, elle raconte comment elle a longtemps tenu un carnet sur les odeurs, elle en détaille la démarche. Et puis le livre dissocie les deux instances : une suite de narrations à la troisième personne du singulier, un elle qui ne peut se rabattre si simplement sur la biographie de l’auteure, et, comme s’il fallait poser ces récits de façon fluide, sans transformer le livre en recueil de nouvelles, le retour entre chaque narration de pages en italiques droit issues de ces carnets.

Ce sont des souvenirs, et qui peuvent remonter à l’enfance. Ce sont des rencontres liées à des villes, à des lieux. Ce sont des réflexions pouvant toucher à l’aphorisme, forme noble aussi. C’est aussi une extension systématique du concept d’odeur à des terrains où ne l’attend pas : l’odeur du silence, l’odeur du secret. C’est une interrogation aussi sur la langue et le vocabulaire.

Et ma consigne est celle-ci : pour cette proposition #25, il ne s’agit pas d’écrire sur une odeur. Mais bien de revenir au labo, au carnet. Reprendre les catégories qu’elle utilise dans ses interstices en italiques : tout de l’extrait proposé en téléchargement en est issu. Casser l’envie qu’auront les fragments de devenir narration — les laisser bruts, y compris dans l’énigme, le vocabulaire, l’aphorisme.

Mettre en ligne quand vous le souhaiterez, mais ne pas hésiter à y revenir, en rajouter, même quand l’atelier continuera vers d’autres propositions, et on en fera peut-être même autant avec les suivantes !

Et ne pas hésiter, dans la rubrique Rencontres du Patreon, à réécouter Ryoko dans son échange avec nous !

 


© François Bon & Tiers Livre Éditeur, cf mentions légales & e-mail
1ère mise en ligne et dernière modification le 15 juillet 2024
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