progression #7 | variations sur paysage, Julien Gracq

les cycles ateliers d’écriture de Tiers Livre



 retour au sommaire général des cycles été 2021 (« faire un livre » & « progression », plus module formation de formateurs ;

 la page de présentation et d’inscription (inscriptions closes, complet) ;

 rappel : on mène cet été, du 20 juin à fin septembre, deux cycles parallèles, l’un (« Faire un livre ») pour les personnes ayant déjà suivi un cycle Tiers Livre, l’autre « Progression », sans pré-requis mais accompagné d’un module complémentaire « formation de formateurs » — l’inscription est commune aux 2 cycles, avec petit supplément pour le module formation ;

 vous trouverez ici le blog de l’ensemble des contributions est en place, retrouvez les auteurs, les contributions classées par cycles ou exercices, et bien sûr une vidéo mode d’emploi ;

 les textes et documents d’appui : voir lien repris dans chaque lettre d’information — ils sont strictement réservés à l’usage individuel ;

 les rendez-vous Zoom n’ont rien d’obligatoire, mais sont des moments privilégiés d’échanges et rencontres collectives, liens transmis via la lettre d’info ;

 les auteurs procèdent eux-mêmes à la mise en ligne de leurs contributions, pour toute demande d’aide technique ou précision, merci nous envoyer un mail à l’adresse aide.ateliers (webmasters FB & Marion Mucciante).

#7, variations sur paysage, Julien Gracq


Ce sur quoi insiste cette vidéo :

 après son refus du Goncourt pour Le rivage des Syrtes, Gracq quitte la forme roman, et inaugure avec Lettrines 2, beaucoup plus résolument que dans le premier Lettrines, ce qui sera son territoire définitif, incluant En lisant en écrivant ou La forme d’une ville, ou les 2 textes brefs mais exceptionnels que sont La presqu’île et Les eaux étroites : au plus près des cahiers qu’il assemble (légués à sa mort à la BNF, mais dont nous n’avons connaissance qu’une très petite partie), un assemblage composite avec des réflexions sur la littérature, des incises autobiographiques, et surtout une démarche continue d’appropriation du paysage par l’écriture ;

 c’est particulièrement sensible, dans Lettrines 2, dans les deux ensembles (sans marqueur de chapitre, je suppose pour coller là encore à la continuité de ses cahiers) : le voyage en Amérique de 1971 (l’avion, Montréal, puis Chicago, New York, Madison Wisconsin et à nouveau New York...), et cette suite de 9 textes intitulée Marines — voir extraits dans le dossier habituel —, où ce qui s’écrit c’est la mer, heures et occurrences variables depuis la baie vitrée de son petit studio en étage du bâtiment tout béton, à Sion-sur-Mer, studio où il vient à chaque vacances scolaires ;

 donc un dispositif, comme les anciennes camera obscura de la Renaissance : le texte devient mentalement représentation visuelle du paysage encadré par ce dispositif, sans nul besoin de narrateur d’ailleurs ;

 rien d’intime ou privé qui s’écrive, donc, puisqu’il s’agit rigoureusement du paysage, nous autorisant le risque de se saisir d’un point spatial d’importance majeure pour nous-mêmes, et aussitôt d’en décrypter les récurrences : au fil des années comme dans Les eaux étroites, ou variations dans une seule année, une seule saison voire une journée ? — et merci de ne pas oublier la nuit, une des 5 variations demandées pourrait être nocturne...

 penser évidemment qu’un paysage n’est pas vide, et qu’un paysage est aussi sonore...

 en prolongement donc de l’exercice précédent à partir du Journal de Franz Kafka, cette fois un et un seul paysage, un et un seul dispositif, mais sa variation dans le temps, comme Proust aussi l’a pratiqué notamment pour son célèbre passage des poiriers en fleurs.

 


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1ère mise en ligne et dernière modification le 1er août 2021
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