Stones, 17 | petits gestes d’amitié entre futurs grands fauves

50 histoires vraies concernant les Rolling Stones – un légendaire moderne


Le 18 décembre 1963, pour les vingt ans de Keith Richards, le groupe se cotise et lui offre un cadeau très révélateur : une valise.

C’est ce que je voulais écrire, en tout et pour tout, pour cette date. Billet fini.

Puisque depuis avril, en gros on joue tous les jours, et on voyage. Ainsi, ils jouent les 20, 21 , 22 et 24 décembre, on aura pause le 25 mais on reprendra sans discontinuer les 26, 27, 28, 30 et 31 décembre, on a quand même eu son soir libre pour Noël en famille, Brian chez les parents de Linda Lawrence, les autres chez eux, ce que résume Keith, qui retrouve Doris (premier Noël sans Bert, son père) : This Christmas I’m going home to sleep. And it’s my turn to give presents this year. I’ve never had the money before : « Ce Noël, c’est à la maison pour dormir. Et c’est mon tour d’amener des cadeaux, cette année. Jusque-là je n’avais jamais eu l’argent. »

Plus tard, à sa mère (une Austin Mini) et à son père (pas de précision sur le modèle), Keith offrira des voitures. Pas trop de détail pour les cadeaux familiaux chez les copains.

Symbolique, la valise. Parions que c’est Watts qui est allé la choisir. Et c’est ce vieux thème du blues, qu’ils reprendront dans Love in vain, sur l’objet symbole : I’ve got my suitcase in my hand… La première valise de Keith Richards aurait dû finir au musée des Rolling Stones, mais il n’y aura jamais eu de musée des Rolling Stones (sauf peut-être ces guitares exposées au mur du restaurant Sticky Fingers de Bill Wyman ?).

Ils auraient au moins pu nous faire une photo. Non pas de ce qu’il met dedans, mais juste le modèle qu’ils ont choisi. On a quand même appris ça, dans Life, avec des petits extraits en preuve : toute sa vie, Keith tient un journal de bord. Dans la valise, il aura aussi ce journal, qu’il ne nous aura jamais donné à lire.

Puis : à quel moment Keith aura-t-il cessé de s’en servir, de la valise offerte par ses copains Stones ? Dans quelles conditions, ou perdue où ?

Mais question ensuite pour la route folle, la route de la célébrité et de l’excès : est-ce que ça existera encore une fois, une seule fois, qu’ils s’offrent des cadeaux de l’un à l’autre – et pas empoisonnés merci ?

 

Keith Richards, 1952.
LES MOTS-CLÉS :

responsable publication françois bon © Tiers Livre Éditeur, cf mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 28 juillet 2012
merci aux 627 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page