publie.net, tout à l’ouest...

l’accueil fait à Vers l’Ouest de Mahigan Lepage


Vous avez remarqué : un site refait, une navigation plus intuitive, la partie à prévisualiser donnant directement accès au téléchargement... publie.net continue son évolution (testez le moteur de recherche, les annotations...). Les bibliothèques universitaires ou territoriales qui avaient été les premières à s’abonner, fin 2008, renouvellent leurs abonnements pour 2010, les centres culturels français à l’étranger commencent à s’intéresser à nos ressources (Londres, Mexico, Varsovie...), et la BPI (Beaubourg) qui avait été la première à s’abonner (et même : nous suggérer l’idée de rendre nos ressources accessibles en bibliothèques !) est la première à nous demander l’abonnement pour 20 accès simultanés. De nombreux visiteurs réguliers comprennent aussi qu’au prix où nous le proposons, tout à gagner à passer à l’abonnement – et nous sommes très impressionnés par le taux de lecture émanant des abonnés...

De l’autre côté, une équipe, des collections : on a décidé qu’on s’en tiendrait à ce qui nous fait réellement envie de publier, sinon, c’est intenable – et pousser l’esprit de la coopérative, du travailler ensemble. On sent que les paradigmes se transforment, voire s’inversent : 6 de nos textes en 1 an sont devenus des publications papier après avoir été d’abord diffusés en numérique. Sans parler de la façon dont commencent à proliférer les lecteurs numériques type Sony ou CyBook et qu’on y prend goût, même confort que le livre, la bibliothèque en plus [1].

Reste qu’avec le numérique tout est possible : bientôt 300 textes en ligne, mais si le site est lisible et bien organisé (c’était le but de la reprise de ces dernières semaines), on peut en accueillir bien d’autres. Les chantiers ne manquent pas : on rejoint les bibliothécaires qui essayent eux aussi de décloisonner les barrières, ou des libraires qui ont compris qu’un poumon numérique en bonne santé, ouvert sur la création et la réflexion, c’était le meilleur atout pour qu’ils ne soient pas réduits à la littérature industrielle, de plus en plus stérile et aux produits éphémères : dans le mur du silence actuel, c’est – dans un marché du livre stable globalement – l’effondrement de plus en plus terrible de la part de la création littéraire, avec des auteurs qui s’accrochent au moindre morceau de bois (pardon, de papier imprimé), au lieu de venir nous rejoindre où ça se bagarre et ça respire.

En attendant, en attendant... cette respiration, justement. Vers l’Ouest de Mahigan Lepage, un seul paragraphe de 80 pages [2]. Des téléchargements tous les jours (avec TVA pour les lecteurs français ou UE, mais sans taxe, donc à 4,60 euros, pour les lecteurs québécois ou hors UE [3] – le blockbuster qui pourrait nous mettre définitivement hors d’eau ?

Oui, pour un auteur d’aujourd’hui, aucune réticence à avoir à propulser son oeuvre sur les supports numériques, en confiance. C’est ça, qui compte, pour la littérature : être lu, tout simplement. Accueilli, discuté, provoquer la réflexion sur les formes, la langue, l’époque. Alors, dans un catalogue dont on [4] commence à être fiers, heureux qu’un titre enfin décolle – à un certain moment, il ne suffit pas de lire l’extrait gratuit et se dire que c’est sympathique.

Donc, sur les blogs, puisque c’est là que ça se passe :
- Pages à pages
- Omega Blue
- Lignes de fuite
- Babelio
- Tentatives
- Paumée

Alors bienvenue, si vous nous visitez...

[1Et bien plus agréable qu’un livre papier pour lire dans une baignoire, l’appareil placé dans un petit sac à congélation ZipLoc en vente dans tous les supermarchés !

[2D’ailleurs, la notion de page a-t-elle encore un sens ? Xavier Cazin, de l’immatériel-fr s’est amusé hier à insérer le texte de Mahigan, en format iPhone, en 1 fichier Pages d’une seule page de... 9,50 m de long – et ça marche !

[3Problèmes de « zonage » qui semblent rédhibitoires pour nos confrères numériques : le magnifique Énigme du retour de Dany Laferrière, prix Médicis, co-édité par Grasset en France et Boréal au Québec, diffusé par Grasset en version numérique via Numilog, vient d’être retiré de la vente parce qu’ils ne savent pas gérer ce qui pourtant pourrait sembler dans l’intérêt et de l’auteur, et des 2 éditeurs ? – De même, l’offre EDEN-Livres n’est toujours pas disponible au Québec, alors qu’a priori c’est le même agrégateur, semble-t-il de peur que nous autres Français allions télécharger nos livres numériques chez le voisin aux taxes moins lourdes... Ajoutons que les systèmes DRM mis en place par ces plate-formes sont de plus en plus un cauchemar pour les libraires qui doivent expliquer à leur client pourquoi ce qui est acheté sur une machine n’est pas transportable sur une autre, passé 5 fois (ou une seule, comme l’Harmattan....).

[4Notamment l’équipe de pilotage, avec Fred Griot, Pierre Ménard, Arnaud Maisetti, mais on travaille dans l’esprit web, rien de limitatif.


responsable publication françois bon © Tiers Livre Éditeur, cf mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 18 décembre 2009
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