2008.05.15 | Rimbaud vend ses meubles à Genève


Qu’ont-ils lu chez Rimbaud, ou bien quel événement de sa vie, a pu laisser penser à ces marchands de meubles luxe en pleine vieille ville de Genève, que l’exhibition de son effigie en carton augmenterait le chiffre d’affaires ?

D’autant qu’on n’imagine pas ce genre de meubles à Roche.

C’est le soir, 22h30, j’ai été reçu à l’université pour deux heures, lu Paysage Fer en projetant les images de Schlomoff, puis échangé avec les étudiants et enseignants présents, touché qu’ils soient si nombreux, pendant que sur la magnifique verrière au fond de la salle se déchaînait une averse qui en faisait un drôle de kaléidoscope.

Puis repas au « Lyrique », et traversant la vieille ville pour rentrer à l’hôtel, je découvre ce qui me paraît tenir à la fois de l’outrage, du mauvais goût, de l’inculture, et qui me semble vaguement insultant après cet échange à la fac (où bien sûr j’en ai parlé, un instant, de Rimbaud).

Bon, oublions. J’étais accueilli à la fac par Sylviane Dupuis et Laurent Jenny, dans le bureau de celui-ci tout un rayon d’anciennes thèses, et je tombe comme par hasard sur celle-ci, au titre pour moi infiniment résonnant : Du rôle et de la nécessité du monde extérieur dans l’oeuvre écrite de Henri Michaux. La thèse est de 1949 (courage d’avoir repéré déjà le grand Michaux) et les premières lignes me font sourire : L’oeuvre narrative de Henri Michaux est très brève...

On vous offre les Illuminations sur votre ordinateur pour rattraper.


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François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 15 mai 2008
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