journal | de l’image manquée


Ce n’est pas si facile de prendre des photos de train. Le matin même, j’avais tenté de refaire cette photo autrefois demandée à Philippe De Jonckheere et le cimetière avec ses allées alignées sur la géométrie des immeubles était venu tout seul se placer devant moi. Je prends rarement cette ligne Paris-Clermont. Un autre endroit surprenant, c’est à Ivry, les deux bâtiments perpendiculaires à la voie, un autre au fond à l’arrière, et au-dessus, dans une géométrie parfaite, les deux cheminées de la centrale thermique. En repartant, le soir à 6 heures, il y eut ce coucher de soleil : j’allais faire une vraie photo de photographe. J’ai même préparé mes réglages, et fait cette première photo. Deux secondes plus tard ça y serait. Un RER ferraillant et lancé à tout bombe s’est interposé pile à ce moment-là, plus rien. Aucune idée de quand je reprendrai cette ligne, et il faudrait un bel hasard pour que le soleil se couche à ce moment-là. Mais je l’avais bien vue dans ma tête, cette photo que j’allais faire, et que je n’ai jamais faite – après tout c’est peut-être un peu pareil.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 3 mars 2014
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Messages

  • C’est la première fois que j’emprunte cette rue, comme c’est pour me rendre au boulot, j’espère que c’est la première d’un grand lot.
    J’ai évité le vélib afin de ne pas arriver à la bourre de ne pas l’avoir garé où je le souhaitais, ni trempée d’avoir transpiré.

    En voyant ce panneau, de l’autre côté d’un carrefour qui fait seulement semblant d’être un rond-point, je me surprends à plaindre les automobilistes qui souhaiteraient le lire (c’est un coup à piler en plein milieu) et, folie, le piger.

  • je crois que c’est à cause de cette mouture que j’ai pris la photo (ça me fait souvenir d’Istanbul voilà tout) (mais le café turc non merci) (même pas goûté jte dirai) en tout cas je continue Belleville ; je continue la saisie ; je continue la compta et je continue l’appel d’offre ; sans compter que je continue tout le reste ; et le reste encore... Y’a à faire, je fatigue, j’y vais quand même, à mon rythme (j’ai quand même mis trois cliché à faire celui-ci, j’étais à pied)

  • pour dire comme l’autochtone aime à se jeter dans le cliché : ici la manière fourbe

  • et là l’air de n’y pas toucher (jt’en ficherai, moi...)

  • descendre la rue et tomber sur le nettoyeur (le jet d’eau pressurisé- je ne fais pas de publicité subliminale comme le minuscule qui ces temps-ci se sent trahi, espèce de fumier qui s’entoure du même- ne se voit pas à l’image) il y a des choses à faire alors on continue (belleville belleville)

  • (tu remarqueras quand même bord cadre en haut à droite (c’est sa place) la mention de la chaîne de m...) je descendais (non je remontais) le faubourg avec mes courses (tu sais, le ménager hein) et voilà que montés sur la plus noble conquête de l’homme descendait cette police