journal | photographies non faites


Microscopique fausse manip hier : spip me crée régulièrement (jamais compris pourquoi) des doublons d’articles avant publication, et pour garder le site clean je les réutilise pour les articles à venir. Du coup, j’efface par erreur une image de novembre 2004 avec la nuque de Charles Juliet. Sauf que je ne sais plus du tout où la retrouver dans mes archives (je ne me souviens plus de la date ni même de l’année). En fait, je l’avais prise non pas de mes archives, mais de cette ancienne page de mon site, journal images en html avant mon passage à la base de données en spip... Faute de la retrouver, je tombe sur une autre série d’images, Charles Juliet en lecture au Centre dramatique régional de Tours, avril 2005, là aussi image faite de loin avec un appareil numérique plus que basique, et je l’insère dans mon article. Avec quelqu’un de la stature de Charles, je n’aurais pas osé photographier de face, ou de plus près, alors que parfait souvenir des discussions et échanges lors de ces 2 rencontres. Qu’est-ce qui me manque aujourd’hui, quand elles ne pourront plus être refaites (on doit aussi avoir au CRDT une archive vidéo de la lecture, mais où, et qui en fera quoi...). En cherchant un peu plus tard, à cause de Marc qui s’y promène, des photos de la Baie Saint-Paul, l’idée que – si on fait des progrès en photo – on devrait avoir la possibilité de repasser brièvement dans tel ou tel bout de sa vie et les refaire en mieux, les photos. Suis sûr même que Charles Juliet dirait les mêmes réflexions graves de sa voix lente, et ne s’apercevrait même pas de l’absence éphémère de son interlocuteur, qui avait continué sa vie et puis vient juste de reprendre sa place. Je n’aurais jamais pensé, dans cette traversée (souvenir d’un Reflex Zenith acheté à Moscou en 1978 puis donné parce que ne m’en étais jamais servi), et premières vagues captations numériques avec un Olympus très bas de gamme à partir de décembre 2001, que je pourrais même ressentir cette trace absente comme manque. Et si je pouvais rephotographier la nuque de Charles, en revenant brièvement à ce 9 novembre 2004, sûr qu’avec le nouvel appareil je le ferais autrement aussi.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 6 octobre 2013
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Messages

  • l’ignoble le dispute à la couardise chez mes contemporains (plus de limites) : vu une affiche tout à l’heure dans le métro où un sale type armé d’un mégaphone informe qui veut le regarder (quelle ordure) qu’il "aime sa boîte"... Envie de gerber (il paraît qu’il y a une "journée" dédiée à cette horreur) (que ce genre d’idée de pervers parvienne à germer dans l’esprit des commerciaux et autres parasites du genre publicistes ne m’étonnent pas non plus) (parfois on a honte d’appartenir à ce genre de société) (à l’image -floue bougée- j’en ai pris trois c’est la plus nette - je ne suis pas ennemi du flou ni du bougé remarque- passage devant la gare, vendredi soir en allant voir "blue jasmine" au louxor qu’on peut recommander-et le film et le ciné) (si tu mets 50 euros on te vendra dx places) (ce genre de recommandation, dans le même mouvement, je ne sais pas si quelqu’un en a quelque chose à faire) (cate blanchett est splendide- on dit comme celle de veau, ou comme le nom de la vache ? je ne sais jamais...— les autres acteurs aussi, il y a juste le scénario qui est un peu bancal)