journal | on est bien dans un trou

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2020.02.11 | bêtes à viande

Je n’ai pas encore beaucoup exploré Cergy, et c’est d’autant plus difficile que toute l’architecture urbaine est scénographiée, grands blocs, couleurs monochromes, esplanades, ruelles censées reproduire la ville ancienne. Dans ces villes fabriquées pour être nouvelles, mais qui ne savent plus l’être, des objets étranges : que cherchait l’architecte à prévoir ce décalage cubique en sous-sol ? Une sorte de piscine d’air ? Ou une vraie piscine à fond aménagé et qu’on aurait oublié de remplir ? Mais la rupture de couleur, de matière, de niveau fait que les silhouettes s’y réfugient pour un échange que la dalle ne permet pas. La découpe verticale du ciel ? Trou, un trou géométrique pour y être bien. En out cas pour leur conversation, aux deux silhouettes, dans l’ombre que la ville interdit. Je promets que j’y descendrai pour savoir.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 30 septembre 2013
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Messages

  • je suis content d’avoir trouvé ce cliché-c’est le robot qui l’a fait mais qu’est-ce que ça peut faire ? je fais un truc immédiatement, ou alors plus tard, j’aime ça tu peux pas savoir combien (dommage que là où je suis né, il n’y ait pas de bateaux, vraiment) (j’ai fini "un substitut de campagne en Egypte" Tewfik el Hakim, quelque chose comme la vraie vie, j’aime ça aussi) (j’ai des difficultés avec les pièces à trouver pour mon contrôleur, quelle affaire de m...)

  • (le spip a pas voulu la poser, vu qu’elle faisait 2,4mo) )je te la transforme, la voilà revenue à des 86 ko plus urbains, peut-être)

  • Certains jours, comme ce lundi, la fatigue complote avec le chagrin amoureux et la déperdition sexuelle, pour réduire à néant toute velléité de tourner la page, d’avancer. Dans ces moments-là j’ai beau connaître un bon refuge, en sous-sol d’un bâtiment public qui est un rez-de-jardin, ça ne suffit plus guère : y accéder semble trop loin, et la réfection de l’entrée qui correspond à mon mode de transport laquelle oblige à un détour, semble un effort insurmontable quand il n’est pas si grand. L’abri en creux devient inaccessible, la descente d’une difficulté dissuasive. La seule protection disponible devient celle du sommeil qui me saisit à la maison sur place, la main sur un bon roman.

    [photo prise le 20/09/13]

  • ce genre de jour, j’aime pas : il y a quelque chose qui me dit que ça se passe, mais je n’ai pas de réponse (j’attends les résultats d’un appel d’offre) (comme tout bon paranoïaque qui ne s’ignore pas, je sais ce que je dis, je sais ce que je pense et je sais ce que je ressens) (en même temps je peux me tromper) (jtape un billet orange si j’ai pas raison dlamerde) (je ne le sens pas ce truc) (et pourtant quelle fête je me faisais de dire à l’acheteur -cette tête de con qui fait un métier de merde- : "qui est à l’appareil, pardon, je n’ai pas compris votre nom ? " et puis lorsqu’il m’aurait dit "pourriez nous faire parvenir votre meilleure offre" ? j’aurais lâché "oui" et basta, putain quelle fête...! eh ben non) (merdalafin) (une pour la lagune, quelle merveille, quelle beauté et quelle calme, j’adore)

  • si c’est pas de la didactique, ça... (les photos sont de MdBC : qu’elle en soit ici remerciée...)

  • de la dialectique, Piero, de la dialectique... (le sprtiz-une mesure de campari plus une mesure de vin blanc légèrement frisante -prosecco si vous voulez (je ne suis pas fana de ce type de vin trop onéreux moi)- une mesure d’eau de seltz zeste d’orange ou de citron comme on aime ; délicieux) (à votre santé)