la main à fenêtres


On n’en finit pas de photographier, pour mieux comprendre en le regardant à distance, par notre usage de l’ordinateur comme fenêtre sur le monde (titre de Bozier on le sait). Au point même de supprimer l’ordinateur comme médiation consciente : l’écran cesse devant ce avec quoi il nous met en contact, et ça passe intuitivement par la main, qu’elle soit dans le rapport tactile à la surface de l’iPad ou via la souris sur surface proche (dans le train, l’autre jour, une fille avait la souris posée sur sa jambe et lorsqu’elle pilotait son PC, se la promenait sur le ventre, sans affectation, sans y penser). Au point aussi que l’ordinateur, même devant fenêtre réelle, nous dit beaucoup plus le monde que la fenêtre elle-même. Ici c’était à l’IUT pôle Métiers du Livre de Saint-Cloud, avec vue sur la tour Eiffel et Paris au loin, et comme l’architecte avait prévu cette marche pour s’asseoir devant les fenêtres (juste sur ce palier devant l’entrée de la bibliothèque-livres), c’est là qu’on a mis les ordinateurs, avec l’impression pour le visiteur d’une situation presque japonaise. Cela ne dit pas ce qu’il y a de l’autre côté du monde, en descendant dans l’écran, pour ce que chacune des étudiants est occupées à y faire, et qui ne me regarde pas. Ça me confirme dans l’idée (c’était ce que nous étions d’ailleurs en partie appelé à discuter dans cette journée) que le web, et son permanent geste de lire-écrire convoqué, est la fenêtre principale – de lecture et d’information comme de création, et le livre numérique tel que nous l’entendons une sorte d’étage dense, à la fois relation premium aux sites de création, et retrait partiel du bruissement spécifique au web, lorsque sur ma tablette j’appelle l’écran livres et reprends le grand récit silencieux que nous continuons d’entretenir et nourrir, y compris pour réfléchir nos pratiques web.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 19 décembre 2012
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Messages

  • reparti pour une étude (dix jours, faut aller un peu vite mais on prend tout ce qui passe) (comme je m’entretiens, je me fournis en piles chez le parrain) (le type me sourit à présent, étrange on se connaît donc) (pas complètement avéré qu’il sache que je tiens une chronique de ses apparitions devant l’objectif plus ou moins virtuel du téléphone, mais il me rend la monnaie : j’aime voir le billet de dix -il n’est plus à moi) (et le reflet sur la vitre qui fait son comptoir)

  • (ce que j’aime c’est le blanc du bonnet comme celui des semelles) je reviens, j’en ai sept je retranscris, je communique, on élabore quelque chose, il fait beau faire des entretiens, j’aime ça, je laisse dire, j’écoute et j’entends (un métier, ça s’appelle) et je croise ce type à Col Fab (ma fille s’envole demain pour dix jours et un pays lointain - zeugme) (dire que nono est en Algérie et en représentation -re zeugme- , il dort à l’ambassade de France tu crois ?)

  • (putain c’est pas fini, ce manège) (tant pis) (l’apocalypse, c’est justement que ça continue...) il ne fait pas beau mais doux, on a marché jusqu’à Louis Blanc, on est parti du purgatoire et voilà tout (c’était hier soir et on remercie les amis HC et JC) en atendant, on monte la charpente (joseph là tsais il était pas charpentier ou quoi ?)

  • (ah ces titres, déjà que je signe Diego libre dans sa tête...)(non je dis ça parce que, en prenant ces photos, j’avais pas qu’il y avait un père noël accroché au mur de la bataille) (le père noël punaise qu’est-ce que ça peut enfler cette affaire-là) tant pis on continue (il y a des photos, il y a des textes, il y a du travail et de la confiance) (sans déconner, c’est pas facile tous les jours)

  • (ah sans photo c’est moins rigolo désolé)(déjà que ça l’est pas trop ) (je vais voir tu ne peux pas imaginer taleur) (on le voit mieux le père noël ou quoi)