Tancarville


Les noms de pont résonnent autrement dans la langue. Même si finalement on fait toujours la même photo. C’est une série que j’aurais dû repérer parmi celles mises en ligne ici, parce que c’est ma manière de les saluer. J’aimais bien, à Québec, l’étrécissement du vieux pont vers l’île d’Orléans. Tancarville m’y a soudainement fait penser. Je n’étais jamais passé sur le pont de Tancarville (péage à la sortie). J’ai aperçu des raffineries à droite, côté amont, et ce bras marchant vers son estuaire en aval. On voit mal, à cause des rebords. Revenir rien que pour voir l’écluse, comme ça, d’en haut. On devrait avoir le droit d’arrêter la voiture, descendre. C’est tout ce que j’aurai vu de Tancarville, en fait.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 12 décembre 2012
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Messages

  • Ce pont emprunté cent fois depuis l’enfance. Les petites cabines du péage au vitres teintées vert foncé existent-elles encore ? aujourd’hui on jette la monnaie dans des paniers en plastique ou on passe sur la voie T sans presque ralentir. Pour le vertige le faire à pied et plus encore celui de Normandie à Honfleur, moins charmeur mais plus spectaculaire.

    Voir en ligne : http://www.fgarnier.com

  • A vélo, on a le temps et la bonne hauteur pour voir : les raffineries de Port-Jérôme, vers l’amont, et par temps clair un bout du pont de Bretonne, et vers l’aval, non pas les voiles au loin descendant vers Harfleur, mais les barges dans le canal rive droite ou les porte-conteneurs dans le chenal rive gauche, ce chenal quelque temps empêché par la 4L rutilante de mes parents, volée une nuit de Pâques sur le parking de notre HLM à Harfleur et retrouvée dans la Seine du côté de Berville, sortie de l’eau pour ne plus abîmer la coque des bateaux (elle ressemblait alors à une œuvre de César), et de nos jours le majestueux pont de Normandie, dernière arche vers la Manche.
    On m’a dit que mon grand-père paternel avait travaillé à la construction du pont de Tancarville, et la légende dit qu’un homme serait embétonné dans un de ses piliers ou de son tablier, accident de travail, mais officiellement : aucun mort, c’est écrit sur la plaque à l’entrée, enfin près des péages. Sûrement une légende donc.
    Mon enfance s’est partagée entre Harfleur et Honfleur à une époque où le pont de Normandie n’était qu’un projet. Je l’ai donc souvent pris, ce pont de Tancarville, et même deux fois à vélo : à 16 ans, 120 km dans les jambes en une journée, ça ne fait pas peur. Je le prends toujours régulièrement pour rendre visite aux miens.
    Tu es dans Proust en ce moment ; ton post Tancarville me réveille des souvenirs. Merci.

    Voir en ligne : http://pastiches.net

  • je suis parti mais je suis revenu, j’ai pris le contre champ de cette photo avant de m’en aller (à la nuit, cette gare est toujours magnifique) (et pourtant que d’horreurs, de misères, de peines et de drames) (c’est Paris il a plu toute la journée, aucune grâce aucun entrain rien) (pas le moral t’imagine pas) (la photo date du 12 12 12)

  • (ce que j’aime c’est la voiture qui file bord cadre dans la photo de la gare) on s’interroge : demain, ce sera comment ? (la bataille et son immeuble qui est presque fini : l’ami Pierre Ménard en fait un billet) (pas de l’immeuble, mais de la bataille) (moi je n’ai pas envie d’en faire et pourtant mon carnet de voyages m’attend) (le boulot m’attend aussi : aujourd’hui, mal de crâne carabiné, aspirine, rien, la pluie et le questionnaire tutelle renvoyé avec ma lettre) (on fait quoi, comment, où ? la vie jte jure j’en ai marre des fois) (y’a le voisin du 3 qui a appelé les flics parce que ma filles jouait du piano à minuit, moi j’appelle ça un social-traître putain, on peut aller sonner chez les gens pour leur dire qu’ils nous emmerdent, sans aller chercher la maison poulaga) (foutre que la vie en ville avec des connards) (ça c’est Paris)

  • (en même temps je sais pourquoi il est pas venu : c’est que lui, quand il fout sa musique de merde à fond et qu’on le lui fait remarquer, il dit qu’il va nous tuer... il est cool, mon voisin du 3) je me mets à jour des chantiers parce que ça fait un moment que je n’ai rien posé ici et c’est un grand dommage pour la discipline que je me suis fixée il y a cinq ans (ouais, le temps s’en fout, il passe) (y’a le Chasse Clou qui nous a fait un billet travelling sur les trottoir qui suivent la 2) (c’est de la 2 que je prends les photos du chantier de la bataille) (y’a sting qui chante "l’amour c’est comme un jour / ça s’en va ça s’en va... l’amour c’est comme un jour/ d’un infini sourire/ d’une infinie tendresse/ d’une infinie caresse...) (aznav) (l’amour c’est comme un jour qui invente l’amour...) (il chante bien celui-là quand il roule les "r")

  • (en même temps je sais pourquoi il est pas venu : c’est que lui, quand il fout sa musique de merde à fond et qu’on le lui fait remarquer, il dit qu’il va nous tuer... il est cool, mon voisin du 3) je me mets à jour des chantiers parce que ça fait un moment que je n’ai rien posé ici et c’est un grand dommage pour la discipline que je me suis fixée il y a cinq ans (ouais, le temps s’en fout, il passe) (y’a le Chasse Clou qui nous a fait un billet- spip veut pas mettre le lien, il est suspect...- sur les trottoir qui suivent la 2) (c’est de la 2 que je prends les photos du chantier de la bataille) (y’a sting qui chante "l’amour c’est comme un jour / ça s’en va ça s’en va... l’amour c’est comme un jour/ d’un infini sourire/ d’une infinie tendresse/ d’une infinie caresse...) (aznav) (l’amour c’est comme un jour qui invente l’amour...) (il chante bien celui-là quand il roule les "r")

  • et ma photo ? (la voilà) (le lien vers le chasse clou passe pas, y’a rien à dire) (c’est le tourne à gauche remarque..)

  • pourquoi il la veut pas celui-là ? j’essaye une fois encore et j’arrête

  • passée devant jeudi matin dans la grande rue - là où avant la jeune fille au chien - un tas émeraude et dessous un corps humain - dans le grand froid - et à côté trois gros sacs - regarder se retourner - et puis continuer son chemin pour aller travailler -