expression libre


Certes, je préfère des vivants qui parlent maladroitement, aux morts de la droite qui avaient des phrases impeccables et menaient une politique arrogante et néfaste. Et puis moi je ne prendrais pas de responsabilité politique, ma vie sociale a fini il y a longtemps, petit quarteron de potes choisis suffit et j’ai trop de problèmes personnels avec le monde tel qu’il est, c’est pour ça que je préfère mes écrans. Reste que dire comme sur le web, où rien n’est éditorialisé, à nous qui ne faisons que ça, conquérir et construire ici notre vie esthétique, notre palais du facteur Digicheval, nos rêves, les articuler, en former la syntaxe, l’adapter à la surface mouvante qu’est la page web, si ce n’est pas éditorialiser, sans parler de notre travail dans le livre numérique, qui sans doute ne nous préoccupe que nous mais au moins ça vaut mieux que les kilotonnes de daube qui occupent l’épicerie culturelle. Donc, je repensais à cette phrase, comme sur le web, où rien n’est éditorialisé, en me disant que décidément c’est pas demain la veille qu’on aura l’opportunité de discuter avec ceux qui ramassent nos sous et font des lois avec, quand j’ai revu ce panneau. Je ne l’ai jamais vu peuplé que de restes illisibles de signes. Sauf la mention en bas : expression libre. Quand on tolère que le peuple puisse s’exprimer via le mot libre, s’agit surtout pas que ça puisse se remarquer, allez faire joujou au fond de la cour. Je crois bien que l’opinion partagée, plus ou moins inconsciemment, c’est bien celle-ci : c’est pas mal votre web, et on peut pas faire autrement que ce soit expression libre, alors joujou au fond de la cour.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 31 août 2012
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Messages

  • Nos engagements quels qu’ils soient se trouvent balayés par d’autres d’où ils sont/parlent où nous ne sommes pas. Je lis les larmes montent. Rien d’autre.
    Merci à vous.

  • je ne sais plus bien si c’est à Tunis ou Nabeul, mais on s’en fout, en tout cas le lion est présent évidemment (déménagement aujourd’hui, Montmartre/Belleville/Montreuil : le temps s’en va, je ne regrette pas mais j’aimais quand mes enfants n’avaient pas dix ans même si ce temps-là alors me manquait pour faire ce dont j’avais envie) (beau mais froid dlamerde)

  • Rien n’est éditorialisé, mais il n’empêche que j’ai hâte qu’un éditeur redonne vie à ce texte, dont l’édition la plus récente que j’ai pu trouver à la BNF date de 1909, qui fut écrit probablement vers 1730 ou un peu avant, la légende (alimentée par Voltaire, rien moins) prétendant qu’il s’agissait de cahiers retrouvés chez un curé lequel nous expliquait dans le texte pourquoi il était insensé de croire en un dieu, quel qu’il soit. Même si l’histoire, c’est plus fort que moi, me semble un peu trop belle pour être vraie, il n’en demeure pas moins que le texte est ante-Voltaire ou au plus tard contemporain de ce penseur pourtant assez libre qu’il avait effrayé. Et à part des éléments dépassés, c’est inévitable pour un document qui a précédé la révolution, il est écrit dans une langue encore claire, et épatant d’énergie et de modernité. En ces temps où la foi des autres tend à m’envahir et où certains politiciens, ... dieu ... merci pas par ici, au nom du leur, profèrent des anti-vérités à vous glacer les sangs, ce manifeste pour l’athéisme m’a profondément soulagée. Sombre époque que la nôtre où même les progressistes ne le sont plus tant. Ou trop timidement.

  • mignon numéro 12 (numéro 11 : un biberon en terre) (ça date de deux cents et quelques avant notre ère comme on dit) (ce sont des ruines, au bord de la mer, une merveille) (réponse à AO bibliothèque : le truc date du vingt et un juin, et je ne le vois qu’aujourd’hui ; on attend ma réponse pour le quatre-tu parles comme on attend ma réponse dlamerde je réponds quand même)(quelque chose me fatigue, et je crois que ce sont ces histoires à lak de rentrée, j’écoute la radio et ils sont tous là à s’ébaubir d’être encore vivants, dlamerde) (il y a quelque chose chez mes contemporains qui m’emmerde profondément, mais je ne veux pas user ma haine sur eux) (ni mon mépris) (font juste ch... voilà tout) (foutre)

  • (punaise même d’un jour sur l’autre j’arrive à me planter dans mon compte) (jte parle même pas du BPU que je vais rendre tiens) (bordereau de prix unitaire, c’est le compte pour arriver à ne pas dépasser les seize mille euros requis pour le boulot) (ben oui, on double les clichés, mais on peut pas faire le point-on s’en fout du point-mais quand même quand il est là, c’est mieux- ou enfin plus lisible, ou alors visible, ou compréhensible-on ne peut pas le faire l’appareil le fait sur le verre de la vitrine) (il est drôlement mignon, ce petit lion en tout cas)

  • ça monte... (en plein travail réponse ao bibliothèque marre de bosser pour rien, j’aime pas, j’aime pas ça) (je me console en me disant que je fais avancer les choses quand même) (bof comme consolation) il y a les types qui sont en train de tendre des fils, les casques, ceux qui montent les fenêtres, ça se presse, ça grouille, bientôt on ne verra plus rien des murs des immeubles voisins (en même temps, faut se magner parce que l’hiver arrive...)

  • elles arrivent deux jeunes femmes et deux jeunes filles - entretien prévu pour l’une se transforme en deux entretiens - toujours étonnée de ce que j’apprends de la vie de ces personnes en si peu de temps - quand trop émouvant j’ouvre une fenêtre un sourire à ce qu’on me dit