c’est plus rapide (café de l’Industrie)


Je m’habitue à piocher dans Google Street View, évidemment un grand outil de fiction, pas seulement chez Hodasava et Liminaire. Comme on le voit, il y a un Café de l’Industrie de chaque côté de la rue, et comme j’attendais Jef Gayrard de NumerikLivres, j’étais resté là au coin, mais au lieu de Jef paraît Jean-Christophe Bailly. Il me dit qu’il est en train de lire mon Autobiographie des objets, mais que j’aurais dû écrire aussi sur les phares Cibié, me raconte en détail une affiche des phares Cibié que je me remémore tout à fait, du coup on parle de comment clore un livre, et que le Dépaysement pareil est une forme ouverte, au lecteur de la prolonger. Et de là à son Journal de voyage, qu’il continue de tenir – et sort de sa poche droite, sans même regarder, petit calepin de poche. Pas osé photographier le calepin de Jean-Christophe Bailly, avec notes d’une belle écriture régulière très fine, et puis des tickets, des choses ramassées ou collées. Il me demande si moi je n’ai pas un calepin, et ma main droite sort de ma poche mon iPhone, et on prononce ensemble la même phrase : — C’est plus rapide. Je regarde un peu nostalgique son calepin, en même temps je pense que je m’en tire très bien avec mon iPhone, et que souvent, vidéo ou son (les applis juste sur l’écran d’accueil) il est un vrai calepin augmenté. Et puis Jef est arrivé, on s’est séparés dans le Café de l’Industrie, celui de gauche sur la photo puisque Jean-Christophe y déjeunait aussi (très bien, merci).



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 19 juin 2012
merci aux 615 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page


Messages

  • c’est dans le métro, le mardi c’est marché à belleville, vers une heure et demi ça s’en va (ça reviendra vendredi) (vu une saloperie de pub dans le journal où un sigle de vendeur d’armes est dessiné par la réunion de trois mille cadres de l’enseigne, c’est à vomir) (chacun son casque immonde) (marre de ce monde de merde : une pleine page tu le crois pas) (on se croirait revenu aux jeux olympiques de berlin putain) (ça me dégoûte) (en attendant la femme là a de quoi survivre pendant quelques jours)

    • (faut se rapprocher pour saisir qu’elle mange des abricots, elle pose les noyaux dans le sac rose qui est dans le sac bleu) (quand j’étais petit je jouais avec des noyaux d’abricots je me souviens) (elle doit les garder pour ses mômes ou ses petits enfants, elle doit taper les cinquante la gonzesse) (faut aussi regarder les chaussures vernies) (on les voit sur la précédente) vu le frangin, y’a la grève, failli répondre à un appel d’offre du centre national du livre sur les libraires et le numérique (jte parle même pas de ce qu’ils en ont à taper, eux)(800 questionnaires auto administrés par la poste avant le quatorze juillet, même Batman n’y arriverait pas)

  • (je garde cette photo parce que c’est dans le journal) il recommence à faire beau, il y a des films italiens et noirs à la cinémathèque (hier, on est allés voir "Io sono Li" traduit en français par "la petite Venise"-mais pas à la cinématèk- (toujours aussi niais les traducteurs ruisselant de marketing à la con, ça n’a rien à voir sauf que ça se passe à Chioggia, limite de la lagune au sud, petit port de pêche, la Chinoise va se promener un jour d’hiver dans la Sérénissime et ce sera tout, ça ne me plaît pas cette affaire de "petite Venise"), "je m’appelle Li" quelque chose comme ça, l’histoire d’une chinoise qui fait venir en Europe son fils et travaille pour, rencontre un vieillard yougoslave, pêcheur et retraité, un film sympathique qu’on peut recommander (hier y’en a pas eu, aujourd’hui y’en a eu trois) (et c’est pas fini) (dont deux de la même quand même)

    • c’était jeudi présentation d’un projet collectif ( magazine ) dans le cadre des cours de FLE , pas de répétition avant, dans la salle de la médiathèque elles se placent face public voix dans micro voix et beaux visages, et à la fin celle qui part larmes sur visage voix oubliée

  • A la Foire du livre de Thessalonique, en mai, les manuels de yoga s’arrachaient comme des petits pains.

    Voir en ligne : Le PéliKan