je vous reçois 4 sur 5


C’était une journée importante. Se faire embarquer porte d’Orléans dans une Renault Modus grise amie, puis prendre l’A 13 jusque un peu plus loin que Trappes, voir des choses étonnantes, avoir une conversation importante. Il pleut. Bouchons. Paysages urbains. Dans la voiture, je fais des photos. Hier, je les transfère sur l’ordinateur : bizarre, elles sont toutes au format vertical. J’aurais tenu mon appareil dans le mauvais sens ? D’habitude, je le règle sur format 3x2, j’ai grande détestation du format 4x3. Ou alors carrément 1x1 (pour mes carrés urbains) comme celle-ci, la première. Mais je n’avais jamais remarqué qu’en bout de la case des menus il y a cette proposition en mode portrait, 4x5. Pour les photos elles-mêmes c’est pas grave : l’important était qu’il pleuve. J’aurais beaucoup aimé aussi faire des images de ces choses étonnantes qu’on nous a montrées, mais je n’étais pas en condition de le demander. Ce qui m’a étonné, hier, c’est plutôt l’idée que j’avais pu faire ces 79 photos de périph sous pluie sans m’apercevoir un instant – sauf pour celle-ci, la première – que l’appareil n’était pas réglé comme j’ai l’habitude.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 8 janvier 2012
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Messages

  • Je repense à un livre de photos d’Abbas Kiarostami, uniquement prises derrière son parebrise sous la pluie.

    Dans les tunnels, on oublie la météo...

    Voir en ligne : Le Tourne-à-gauche

  • le temps où les pellicules étaient vendues par 32, ou plus ou moins, qu’on mettait dans le bac à légumes du frigo, ou des cassettes, des appareils photos jetables, où on faisait attention de ne pas les rater, où on pestait parce que les pieds étaient coupés, ou le sujet ailleurs, décentré, inutilisables : aujourd’hui, où sont-elles ces photos ? certains de mes potes les scannent, les conservent sur disque, pourquoi pas ? je ne suis pas photographe, simplement je fais des photos, celle-ci à l’aveugle pour me rendre compte qu’il n’y a personne dans la salle de ciné (on est arrivés un peu tôt mais il devait pleuvoir dehors) (on allait voir "Louise Wimmer"-prononcez vit-meurt- de Cyril Mennegun, une histoire de prolos, un film au scénario mince comme un formulaire de l’Anpe-ça n’existe plus, on dit pôle emploi de nos jours - on peut aller voir) (on était quarante à la séance ; le TàG l’a vu dans une salle pleine) (http://doha75.wordpress.com/2012/01/08/louise-wimmer-la-belfortaine/)

    • le plan c’est de boire un café (ça rappelle l’Italie, on aime l’Italie) (le sucre, puis la tige de 8, les premiers moments du jour de la journée, l’hiver qui ne vient pas, les tempêtes de plus en plus nombreuses racontent le canard, j’ai plus la télé, j’ai la radio, j’écoute parfois en faisant ma saisie, je regarde le monde qui passe, le frangin qui bosse, le week-end un truc de salariés pas vrai, fin de semaine je me demandais comment est-ce, en Tunisie, le week-end, vendredi-samedi ou quoi ?)