l’entreprise c’est pour les chiens


Dans le métro, longé cette affiche tout un couloir à vous en assommer. On ne s’amuse pas au boulot, c’est vrai. Donc on va faire la fête. Et même on invitera le chef (c’est lui qui dira, à la fin : bon, on se remet au boulot les gars). L’idée a marché : on a bien la fête des voisins, la fête des grand-mères. Ils ont trouvé plein de sponsors, qui tous ont leur logo. La RATP leur a probablement fait une réduction sur le prix d’affichage, c’est pas flambant, l’ambiance boulot, à la RATP depuis quelques semaines. Reste la faute. Plein titre, immense, qui vous vrille sur cent mètres de couloir. L’impératif écrit comme un substantif : le faîte de la maison. Le circonflexe devait leur paraître bien assorti à celui de fête. Les chiens, on va quand même pas leur demander de l’orthographe ?



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 13 octobre 2011
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Messages

  • ça aurait pu être la fêêêêête des moutons, mais c’est pas champêêêtre, l’entreprise

    Voir en ligne : petiteracine

  • (c’est ce genre d’affiche qui prouve que la vie en ville est insupportable) (ignoble, abjecte et obscène) je suis passé sur la passerelle, ce soir, il y avait comme un soleil, du vent, de la douceur, je ne le savais pas mais je t’y avais donné rendez-vous ; au fond, à gauche de l’image on ne voit plus la centrale détruite ; le canal reste tel qu’en lui-même, les ombres, les gens le vent (c’est parfois le moment pour la ville de redevenir ce qu’elle ne devrait jamais oublier d’être)

    • changer un peu de cadre, changer un peu de dimension, j’ai attendu un moment, il y avait beaucoup de jeunes gens qui eux aussi attendaient pour un spectacle, je suppose, percés, tatoués, oreilles déjantées, rigolards, on entendait probablement un groupe de musique répéter (il doit y en avoir 6 ;surtout la rythmique, basse-batterie genre métal)(never say die ! tour) on entend, mais on regarde, et le cycliste passe entre vous et le ciel, on déclenche

    • on construit l’auditorium à côté, des tours comme des moulins à vent, les couleur, le ciel, le soleil (absent deux ou trois jours) (j’emporte rien, je bosse dimanche) (dlamerde c’est dur à gagner sa vie)

    • ah ben s’il met pas la photo (ou elle d’ailleurs, le logiciel ou la machine ? qui est-ce qui bosse ici ? c’est dingue)

  • ça me rappelle une pub pour un truc (me rappelle plus quoi) situé à la station Bobigny Pantin Raymond Quenaud, que je voyais tous les jours. De quoi déménager - mais on n’est à l’abri nulle part.

    Voir en ligne : http://hublots.over-blog.com/