pointillisme


Toujours surpris par cet arrangement de couleurs des cimetières urbains : tout est gris, sol et tombes, et rien qui soit fait pour pousser. Mais les fleurs miment le hérissement vertical ou oblique. Elles restent rangées. Naît, dans cette journée de chaleur plomb, ce pointillisme des rouges sur la totalité grise. Lieu stérile, absolument.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 27 juin 2011
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Messages

  • (beaucoup aimé et j’aime toujours beaucoup les épisodes de Columbo, mais Peter Falk s’est tiré -83 piges remarque, il sera resté sur cette planète autant que ma mère) j’ai croisé ce livre il y a peu, m’a fait penser à Raul Hilberg (et pourquoi ?) (va se retrouver à manger les pissenlits par la racine) (il fait trop chaud et faut que je bosse comme un malade) (j’en ai marre, parfois, souvent toujours, mais je continue et je ne lâche rien) (rien) je vais le lire dès que je remets la main dessus et que je trouve qu’il est bien écrit (sinon je m’en fous)

    • je vais mettre une photo ça me fera les pieds (comme dirait tron) (qu’est-ce qu’il devient celui-là ?) (si ça se trouve, c’est complètement interditl de faire ça et hadopi va me chercher querelle)

  • il m’arrive de la prendre en photo sans le lui dire (sans doute le paparazzo qui surgit, mais c’est trop facile) ; là j’ai pris les fleurs, pour les lui montrer, je ne sais pas, probablement pour lui montrer aussi mon nouveau téléphone, quelque chose mais je sais bien qu’au fond, elle ne le verra pas, n’importe je lui montre la photo "tu ne peux pas imaginer, comme c’est beau, non ne crois pas, c’est vraiment extraordinaire...", elle est venue chercher son journal sur le pas de sa porte, elle portait sa robe de chambre crème sur son pyjama vert clair, ses cheveux un peu dans les blonds, je l’embrasse et la serre

    • (voilà qu’il me met un titre déjà employé, j’ai pas fait gaffe, tant pis, vous enlèverez "couronnes" hein - quoi d’autre encore) il y en a de plus en plus sur les trottoirs de ce type de flèches qui indiquent quelque chose (mais quoi) à quelqu’un (mais pas à moi) de toutes les couleurs-ainsi que des graffitis, on dirait des signaux, par ici, tournez vous par là (je n’ai pas pris le ridicule des touristes qui s’accroupissent pour photographier les poissons magiques du bas des lampadaires de la cour du Louvre - on en verrait un spécimen vu de dessus ici si je n’avais poussé les couleurs pour qu’on y trouve le bleu gordini) (faut que je bosse) (c’est par là que ça se passe)

  • Arrivée assez tôt, dans le gris et le frais revenus, up, down, je sens bien que je nage entre deux eaux, pour une fois expression parfaite, qu’est-ce qu’on va tirer de cette journée, déprime ou élan je ne sais pas.

    Voir en ligne : Fenêtres open space

  • (pas l’air commode) (pas très joli joli non plus) je suis rentré à pied du Wepler (on a bien ri, il vise les huit cents pages) jusqu’à la gare de l’est, glané ce lion, pensé aux travaux en cours, pris le métro porter mes documents, j’étais fatigué, vu un type dormir (ça c’est Paris) (p) on le verra, puis rentrer et continuer à bosser comme un damné (c’est mieux que comme un âne) (mais ça reste du travail, pas de l’esclavage) dans deux semaines, je pose mes vacances (une quinzaine d’absence, ni téléphone ni ordinateur ni internet) dans la rue, les téléphones sonnent, les enfants jouent

    • je retranscris, je suis fatigué, les enfants sont partis, d’autres jouent au ballon, un violoncelle à la maison, un iphone qui charge, des objets qui passent, hier violon piano, bientôt les résultats du bac, et puis le temps passant, les entretiens analysés, les tableaux croisés, le soleil, les îles, me reposer et oublier un peu par exemple cette histoire (probablement vraie) de l’un des frères de L. celui-ci à l’hôpital américain est en train de mourir, son frère donc croisant un médecin noir et disant dans ses dents "négro", une autre génération, la guerre, les yeux en ont vu d’autres, il repose à présent au cimetière de Meudon, une colline d’où on découvre Paris au loin

    • vu avec ma soeur jumelle le film " Balada triste de Trompeta " très vite envie de partir lui dis, elle non, quand nous sortons elle m’explique bouleversée ce qu’elle a vu , a pensé à notre père dont on ne sait rien de sa guerre d’ Espagne, évoquée dans ce film avec des pointes d’horreur grotesques massacres mutilations des visages de deux clowns, et moi je n’ai rien vu de tout cela

    • un rendez-vous important à midi, et la semaine prochaine commencer à arpenter les rues d’ici pour trouver nouvel appartement ( ah ai rêvé des vases communicants )