le roman efficace


Ça craint du boudin, commence un commentaire reçu aujourd’hui sur billet précédent. J’aime bien l’idée qu’on prenne ici des objets sociétaux instables, des signes qui glissent dans le doigts. Et sur lesquels je n’ai pas de leçon à faire (j’aime tellement ces livres comme Minima Moralia). Jeudi dernier, à la BU d’Angers, je n’ai pas osé feuilleter ce livre : les étudiants sont en phase de rédaction de leurs mémoires, l’équipe BU avait préparé une sélection de manuels qui peuvent y aider. Comme celui-ci s’arrête à 2007, ça ne concerne pas le roman d’aujourd’hui. Mais quand même : le pincement, ce n’est pas forcément que le roman soit considéré comme une des catégories de l’efficace, entre mémoires, thèses et rapports. C’est plutôt, que lorsque l’écriture efficace se risque à utiliser un traitement de texte pour venir affronter thèses, mémoires et rapports, elle soit forcée d’être roman et rien d’autre (sans compter qu’on fait tous ça au pluriel, bien entendu).



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 12 avril 2011
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Messages

  • j’avais posé ici un billet sur ce même vélo
    ( http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article1054#forum8550 )
    et le voilà qui réapparaît avec ce billet (que je n’ai pas ouvert, je suis un homme discret) destiné "à mademoiselle QQQ" , on peut lire à l’intérieur "bisoux à demain" (j’aime à savoir aussi que dans cette même rue, au numéro face à l’endroit où est garé ce vélo l’antiquaire, il y a quelques semaines, s’est fait égorgé un dimanche après midi (ça vous a une vague odeur de simenon, quelque chose il me semble bien...)

  • deux plombiers polonais probablement qui prennent le métro (on s’en souvient encore, de ces plombiers ?) peintres plutôt d’ailleurs (et peut-être russes ou roumains) qui trimballent leur matériel... (je me promettais de ne prendre que les spécimens esthétiques, mais parfois, la force se trouve du côté du hasard, tant pis, c’est fait- c’est moche, en effet)

  • sans doute vers le 3 ou le 5 de la rue, une vraie ménagerie constituée d’une bonne douzaine de (têtes de) lions (dont ici deux spécimens- #178), une promenade d’un soir, le froid presque, une brasserie à l’heure du dessert où les convives probablement avinés éructent, des agents de police qui arrêtent une voiture, le boulevard un peu désert, des lettres à poster, la vraie et belle vie

    • et aussi cette tête d’éléphant, tenant une balle de sa trompe... on se demande ce qui peut passer dans la tête des concepteurs et surtout de ceux qui commandent de telles représentations... (un peu trop froid quand même, malgré ces animaux exotiques des pays chauds)

    • alors tu tournes en rond me dit ma meilleure amie (architecte qui n’a jamais connu le chomâge ) , non je ne tourne pas en rond j’attends le plombier ( il est en vacances ) , je planifie le temps d’écriture ( ah ah ah ! ) de mes LM et autres LCS , et ce soir toujours pas terminé , et je pense au voyageur sans but

  • Pas d’image à proposer, désolé, mais je vois une coïncidence intéressante entre ce billet et le 1208 daté 13 avril de l’Autofictif. Décidément, les fées sont partout...

    Voir en ligne : L’autofictif