rasage à l’ancienne


Dans le plaisir de recevoir par e-mail, chaque dimanche à midi sonnant (on dit sonnante, sonnantes, sonnant ?) les Notules de Philippe Didion, il y a l’équilibre de leur composition, avec la rituelle (mais toujours grave) exploration des nom d’un de ces monuments aux morts des villages perdus, puis la fin sur un vitrine de coiffure. On se croit tout fier de lui envoyer un Volt’Hair rue Voltaire, et il vous informe par retour que ce n’est jamais que le douzième à lui signalé. Il faisait récemment état de ses principaux contributeurs : je ne figurais même pas dans le peloton des cités, où je retrouvais cependant à l’honneur Piero de Belleville, qui tient avec moi cette rubrique 1 image 1 jour, je fais le petit billet du haut, il s’occupe du reste – d’ailleurs il ne signe même plus ses interventions ! Donc, débarquant à Poitiers en plein midi, par exception, pour mon cours, je me trouve à prendre, par exception aussi, la rue des Petits escaliers de la gare et cette vitrine marquée rasage à l’ancienne – comment ne pas l’expédier ce soir (voilà c’est fait, par ce billet), à l’auteur des Notules... Si par hasard vous n’êtes pas de ses abonnés, c’est par ici, mais ça doit être rare chez mes visiteurs.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 25 mars 2011
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Messages

  • (je suis contributeur, mais pas le seul) (c’est un honneur, et merci de l’accueil) je prends cette photo parce qu’elle me vient en attendant le métro, je me place en queue (descente à stal, mais l’escalier roulant est en réfection), je regarde le monde, arrivé vers le coin fbg/bvd, je regarde aussi mais ne parvient que mal à saisir l’immeuble qui va bientôt tomber (saucisse-aligot-tabac) je continue et j’explore

  • c’est ce nom qui me revient souvent, lorsque je repense à ces premières années en France, quelqu’un dont je ne savais pas qu’il avait été assassiné, il y avait aussi Moïse Tshombé, Kasa-Vubu et Mobutu - terribles tueurs... j’ai trouvé ces photos dans ces journaux de tables de salle d’attente (ici avec Kasa-Vubu, je crois mais on n’y voit rien, je la pose quand même)

  • Une fois de plus le sentiment que le chagrin me mène droit dans le mur, en plus qu’il m’inflige en permanence une légère nausée, comme un début de grossesse ou de mal de mer. Ici à la BNF où j’ai passé l’essentiel de cette studieuse journée.
    Admirer avec quelle élégance élaguée et discrète le Notulien nous fait part des siens.

    Pendant ce temps, constater que la vieille et glorieuse édition papier certes n’est pas sans un solide charme suranné, mais décidément, oui, poussiéreux et passé. Et si peu de femmes, si peu.

    Voir en ligne : traces et trajets