Alain-Fournier salade


Plein centre de la France, on quitte l’autoroute et c’est curieux l’incursion radiale dans cette petite sous-préfecture, une sorte de France miniature, amplifiant les frictions. Sur la place, avec encore son kiosque à musique, il y a une brasserie, mais une grande brasserie et toujours pleine. On déjeune bien, vite, à prix plus que raisonnable. Le patron a changé, voici une nouvelle carte. Comme on est au pays du Grand Meaulnes, aux salades on a donné des noms d’écrivains : Rabelais, Balzac, Descartes, c’est plus ou moins du pays, et Proust on ne sait pas trop, mais Illiers-Combray c’est encore à portée de voiture. Et bien sûr l’auteur du Meaulnes. Sauf que voilà, comme on n’a pas appelé les autres salades Marcel Proust ni Balzac Honoré, on a simplement appelé celle-ci Fournier. Et comme nous-mêmes on ne l’a pas signalé au nouveau patron, qui avait d’autres choses à faire... Tiens, au fait, dans la même ville j’en connais un, de Fournier : Paul, si tu passes par ici, tu vas le remercier en lui serrant fort les deux mains ? Vrai, quoi, ce pauvre Alain-Fournier, c’est quand même chez lui, à la Rotonde de Saint-Amand Montrond – après tout, il y a bien des tagliatelles à l’auvergnate et, je le répète, bien accueillis, bien servis...



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 5 mars 2011
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Messages

  • (il porte un sac à main, des bottes santiags on disait, un jean, et le reste est là) avec mon frère au café, "j’ai revu Héléna et les hommes, vraiment nulle non ? " je ne me souviens plus ; je me souviens de Larquey dans Le Corbeau, dans L’Assassin habite au 21" dans "Les Diaboliques", mais Héléna et les hommes non (beau soleil à la terrasse)

  • vous l’avez reçue, aujourd’hui, vous la NDCD qui devait être servie le 6 mars ? moi non... j’aime pas ça (parce que ça me fait peur, voilà)... (la voiture qui passe dans la rue hier après midi, qui filme certainement : ce que je n’aime pas ça, ce que ça me fait frémir aussi...)

  • C’était après la rencontre littéraire (ou historique ?), l’ami consent le temps d’une bière, ma cantine habituelle est fermée (ah tiens, elle ferme le samedi) et j’entrevois le patron qui m’a toujours semblé sympathique, le genre de gars qui aime la vie, en pleine activité amoureuse (décente, hein, qu’on ne se méprenne pas), alors notre bière ou du moins la mienne, car l’ami raisonnable choisira une eau minérale, nous la prendrons un peu plus loin.

    Nous voilà donc aux pieds du Montparnasse Monde, ça alors, je ne l’avais jamais vu comme ça.

    Une fois de plus je me demande pourquoi pour moi ça ne peut pas, ce que j’ai qui ne va pas.

    J’oubliais : joie après deux ou trois mois sans, du vélib retrouvé. Mais il fait encore froid.

    Voir en ligne : traces et trajets

  • ... et je ne range pas... (catastrophe la compta qui rapplique)(putin tous les ans à la même époque)(jdis la même chose tous les ans à la même époque)(jvais finir par radoter) (c’est déjà fait, merci) l’immeuble le plus beau de toute la rue) (jvoudrais changer un peu ce serait bien pour moi, je fatigue dans cette position-là, quelle posture je l’aime bien, je la connais, elle me convient mais parfois j’en ai marre) (vu "winter’s bone" c’est du lourd, du chouette et du fantastique : faut aimer le Missouri profond (tu te rappelles Nicholson et Brando, Arthur Penn, tout ça ?) là, c’est une femme qui réalise, des jeunes gens et des sorciers, des sorcières, de la dope et des animaux, des armes des shérifs et des serments : un conte... un dialogue éducatif (de la fille l’héroïne de 17 piges à son petit frère de 12 : "on ne demande pas ce qui peut-ou doit...- être offert...")

  • je l’ai attrapé 2 fois en allant à stal ce soir (ici du métro, à peine reconnaissable) : j’ai vu qu’on avait posé sur les trois immeubles qui constituent ce coin des affiches à l’entête de la siemp je crois (société immobilière d’économie mixte de la ville de paris je suppose) (demain je vais voir ce que prépare cette municipalité) (le type qui a fait le film documentaire "le président", yves jeuland, a commis, je crois le même type de film durant les élections municipales de 2001, je crois, à la mairie où à été élu qui on sait)

  • du soleil en remontant de la place Gramont par la rue Tran, en bas le Hédas