allégorie


C’est la frange de la Beauce et de l’Île-de-France. Le stage qu’on faisait à la station biologique de Normale Sup à Foljuif, juste au bord de Nemours, est cette exacte jonction de la plaine et de la forêt de Fontainebleau. C’était bizarre aussi le retour par l’autoroute, qui vous plonge aussi vite dans l’enfilade Melun Corbeil. Il faut ces transversales pour que soudain on se retrouve dans une impression de monde immensément vieux – presque un air de Manitoba. J’ai déclenché l’iPhone à travers le pare-brise et la pluie. J’y voyais comme une allégorie du destin : parce que vous trouvez que ça va si bien, vous ? Un peu trop le sentiment de funambule sur vide qui augmente, qui augmente.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 10 janvier 2011
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Messages

  • Non, ça va mal, ça va même très mal pour nous... je le sais, j’en entends tout le temps des gens qui me le disent : la dernière fois, c’était Baru (il y a 2 minutes parce que tu me l’as signalée, que je l’ai écoutée ce soir) qui dit dans sa voiture des choses dans l’émission Eclektik de R. Manzoni (ici : je vous conseille d’écouter vers la minute 41 :
    http://sites.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=13843&BD=09012011
    (je partage tous les mots qu’il dit : TOUS) (une image que j’ai prise sur le boulevard Raspail, qu’on ne comprend pas mais il s’agit d’une commerçante qui fait ses comptes dans son bureau situé au sous-sol de son magasin de vente de cuisines)

  • Ces refuges si fragiles que la vie m’a trouvé, une bibliothèque, une librairie, deux ou trois profonds chagrins tous reliés à l’amour ou l’immense amitié, afin d’oublier que le monde vacille, celui du concret, du coupant, des deniers collectifs préemptés par les financiers, celui de la politique, des assassins et des visés.

    Se laisser protéger par des murs de livres, qu’ils soient d’écrans ou de papier. Je n’ai pour l’instant plus la force de lutter, ma vie n’est pas revenue tout à fait. Bon espoir pour bientôt ?

    Voir en ligne : traces et trajets

  • Plusieurs fois que je le croise (c’est que je prends le métro à la même heure), il discute avec sa fille ("alors untelle était pas là ?peut-être elle était malade ? ou elle viendra aujourd’hui ? ") parfois le magnétophone me manque mais ensuite, non (la lumière brillante à son côté gauche, juste au coeur, c’est une boîte de deux cigares) (j’aime le chapeau, l’écharpe blanche et le teint rouge de cet homme blanc) (il ressemble à ce type du grand magic circus) (si ça se trouve, c’est lui)

  • Prenez une invitation à une avant première ; des amis d’amis de proches d’amis proches ; sachez dès le générique de début qu’il ne s’agit pas de cinéma (ou pas comme vous l’aimez) mais d’une soupe écoeurante de complaisance à l’égard des acteurs, prenant le spectateur pour un ignard, un idiot et un bas-du-front ; à la fin (90 minutes de voix off surgrassant tout, putain !), la salle-quelques centaines- applaudit poliment, pas vous (pas nous) ; le lendemain dans le quotidien de référence paraissant l’après midi, on vous apprendra que le film était "raté mais ambitieux"(my foot) ; le surlendemain, sur france cul, le midi, on vous informera qu’il faut (qu’on peut) (ce serait bien) (on ne serait pas déçu) aller voir de quoi est composé ce navet (je passais ce matin, à la recherche d’un type qui me ferait une "plaque constructeur" manquant sur ma berline, et c’était reparti).

  • acheté hier le "dictionnaire historique des rues de Paris" (J. Hillairet, Minuit, 1600 pages, 2 tomes, 4 kilos, 80 euros) (quand même) (noter que la caisse est toujours fringuante mais sans plaque constructeur) (acheté une plaque constructeur sur internet aujourd’hui, 29 euros port compris) (plus qu’à riveter l’objet dans le compartiment moteur : ce sera fait par mr.K) : le dico c’est pour PdP, on va voir (cette boutique est spécialisée dans les bronzes d’animaux, déjà posés ici l’éléphant et je crois un autre) (ce ne sont peut-être pas des lionnes, mais des panthères) (si je repasse je demande) (pas facile de rentrer dans ce type d’officine, en même temps : un peu comme d’entrer dans les boutiques de l’avenue Montaigne- voir les Pinçon-Charlot à ce sujet d’ailleurs)

  • je vais aller bosser, mais hier soir (dire que j’y suis né) l’autocrate s’est tiré comme un voleur (sans doute avec quelques valises pleines-à moins qu’elles ne le suivent ces heures-ci) (mes parents, je pense à eux parfois : la valise ou le cercueil, les sacs de sable sur la route de l’ aéroport de la Houina, puis les attentats de l’OAS en Algérie) ; je vais aller bosser (mais les dix ans de remue.net aussi) ; je vais aller bosser mais hier soir dans le poste (et ça recommence, il me semble, vendredi prochain) un médecin du travail (Noëlle Lasne) une vraie merveille, une humanité formidable (déjà entendue je me souviens, dans "à voix nue" je crois) ici : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/nousautres/
    (les travaux se terminent à la fontaine au roi) (c’est moche) (le feu est à l’orange) (c’est que je ne rigole ni ne transige avec les signes) (j’ai mis #5 mais is ça se trouve c’est plus, ou moins j’en sais rien)

  • je suis allé bosser, mais avant, j’ai mis de l’essence dans la caisse et un abruti a grillé un stop juste devant moi, venait de ma gauche en plus le tordu (à présent) (avait deux enfants à l’arrière de son mini camion) (ça se marrait moyen après : percuté, léger coup à mon pare-chocs à l’avant-gauche) (pas réussi à le rappeler, ce monsieur Z.) (j’étais pressé, j’allais bosser) (la ligne 4 , qui entre à Saint-Placide)

  • une si belle promenade pour un si beau jour (merci à toi)

    • un visage doux disparait aujourd’hui , disparu déjà depuis longtemps depuis de nombreuses années , mais était toujours vivant ; un visage , un prénom , un prénom un visage .Maria . Un visage doux et un souvenir .Cest l’été nous regardons Maria et moi un vieux film espagnol , écran noir et blanc , lumière de l’écran , sourire vivant .Un visage doux disparait , porteur de tristesse .

  • Il va bien falloir se mettre au boulot ; en quittant O. tout à l’heure, cette image de Paris, du pont du Châtelet, derrière moi les clignotements de l’hôtel de ville, qui ressemblent à ceux de la tour Eiffel, le fleuve, la douceur du vent, je lis "la petite bijou", tout en consultant mon dictionnaire (il paraîtrait que j’ai fait une affaire), je regarde les maisons à louer en Crète, et le boulot m’attend (voilà tout)

  • Le but c’est de se fatiguer le plus possible, l’insomnie étant ce qu’elle est, l’ouverture de résidence approchant (c’est vendredi). Mais voilà qu’en sortant, ces mails : machin veut prendre la parole, truc veut discourir, bidule arrive à telle heure (en plein pendant la lecture). On est mardi. Merci.

    Voir en ligne : Fenêtres Open space

    • suis dans le salon assise sur un canapé mou , Hélène cherche le mot observer en russe , sa fille Laura m’explique qu’elle veut des cheveux jusque là , Aram au téléphone Sofia pleure et , sur l’écran de télévision un homme attend derrière une porte .

  • je suis un peu débordé (M. ne cesse pas d’enterrer ses morts, je n’arrive pas à travailler, je fais des trucs mais à côté, annexes, différents, le compte en banque écarlate sans avenir...) je vais m’y mettre, c’est certain mais je n’aurais jamais fini à temps... jamais... (pris rendez-vous pour extraction de la 35)(la nuit, Jussieu) (entretien avec HdL, immeuble à double entrée, petit bureau en rez-de-chaussée et beaucoup de précisions et d’informations) (pour l’ouverture de résidence à Montreuil ça va être compliqué mais je fais le maximum)