cadrage


Donc ça remonte précisément au 15 mars 2006 – participant à Banlieues Bleues dans l’idée d’échanger avec 4 musiciens sur leur parcours, leur invention (Kassap, Pifarély, Ségal, Collignon), je suis hébergé à cet hôtel qui ne s’appelle pas Mercure mais Libertel. Plus tard, travaillant sur des idées de fictions brèves liées à images de ville, je retrouve photo prise par la fenêtre de ce bâtiment rouge venant en oblique dans le cadre et je rédige ce musée mobile des coutumes urbaines. Invité mardi dernier par Banlieues Bleues pour la performance Buffalo, je découvre par la fenêtre de la chambre être à nouveau devant ce bâtiment rouge. Comparant la photo 2010 à la photo 2006, l’angle est très légèrement différent : la photo 2006 doit avoir été faite sensiblement selon même angle horizontal, mais non pas au 8ème, plutôt depuis le 6ème, pour l’axe vertical. Est-ce que ce décalage suffit pour avoir été nécessaire à ce qui a déclenché le texte ? En général, dans ce fichu métier, on dort rarement 2 fois dans le même hôtel, même à 4 ans de distance.


LES MOTS-CLÉS :

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 5 octobre 2010
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Messages

  • Dans 20 ans, j’irai la chercher où l’énergie déployée depuis début septembre ?

    Voir en ligne : à chat perché

  • lu dans l’un des livres offerts par l’enquêté du jour : "... En ce qui me concerne, art est juste l’abréviation d’Arthur"...

  • à l’aller, je l’ai vue et entendue ; elle chante une chanson pour moi elle est en tzigane ; moi j’ai pas reconnu l’air ; je suis là, elle s’en va, je remarque dans son sac un quignon de pain ; elle passe dans la voiture devant (ligne 4 : Odéon) (je pourrais lui donner une ou deux pièces, je n’y arrive jamais : le type avec sa guitare au changement de Châtelet non plus, je n’y arrive pas ; je suis un des leurs je suppose, et je suis avec eux voilà tout)(prise de la voiture suivante, recadrée)

    • (on la voit à peine dans la précédente) au retour elle se trouve dans la même voiture que celle où j’entre (je passe par la sortie) (j’ai mon ticket de l’aller, et alors ?) elle chante a capela une chanson, j’en sais rien, je ne reconnais pas, elle est là, une pieta on dirait (et même son fichu me fait de la peine, sa petite voix, son manteau, j’ai l’impression de me trouver dans ce film de Losey, "Monsieur Klein", c’est le métro, la manche, la misère) (j’aime Paris)

  • c’est la voiture préférée des footballeurs, 25 piges, des millions par an, on les découvre parfois avec des respectueuses : ce n’est pas un bon exemple pour la jeunesse (comme si le foot était un exemple) (dlamerde) mais je le mets quand même : un taureau (bientôt, une épée dans le cou, voilà) contre un cheval cabré ou un félin noir... Cette fois, c’est bien le dernier (sauf si je croise une Bugatti) (ça c’est pris sur l’avenue de la grande armée- comme s’il y en avait de petites- : fini "passé sous silence", alice ferney, actes sud, un peu écoeuré du fait que l’un des héros-il y a de Gaulle (on lui donne du "il") et Bastien-Thiry (on lui donne du "tu")- ne soit jamais, de quelque manière que ce soit, responsable des attentas OAS, alors que c’est pour ça, et pour ça aussi, qu’il meurt fusillé au poteau) (il y aussi Yvonne qui est appelée "Charlotte" : dans la vraie vie, le nom de code de l’attentat du Petit Clamart c’était "opération Charlotte Corday" : chercher l’erreur ?)

  • Elle me plaisait bien ma vie de rentière, tout entière à l’écriture et quelques autres activités, des tâches ménagères au chagrin d’amour, consacrée. Seulement voilà, il eût fallu des rentes.
    Ce sont elles qui manquaient.

    Voir en ligne : traces et trajets